Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?
Ça a été une semaine intense, dédiée aux Réfugiées du Bétyle : j'avais comme objectif de déposer un dossier de bourse à l'ARALL (Agence du livre de ma région) et, pour cela, il me fallait un extrait (environ 50 000 signes pour ceux qui comptent).
J'ai donc écrit. Beaucoup. Plus que mon quota habituel. Disons qu'en phase de création, j'écris environ 10 000 signes par jour (ce qui est déjà énorme pour beaucoup de gens). Ici, j'ai doublé.
Bon, j'avais un peu le cerveau qui coulait par les oreilles après mes journées à 20 000 signes (c'est un peu inhumain), mais c'était un bon défi.
À cause de la deadline serrée, je n'ai pas eu autant de temps de repos du texte avant correction (donc je sais que c'est un premier jet perfectible), mais je suis contente parce que ça avance vraiment : avoir un début, c'est le plus difficile (trouver le ton, le point de vue...). Maintenant, je peux continuer ou mettre en pause et reprendre plus tard beaucoup plus facilement.
Comme je pense que le roman comptera autour de 500 000 signes, j'ai donc déjà 10% du texte !
Mais je ne dois pas oublier qu'il me manque BEAUCOUP de recherches et de documentation à potasser pour mes parties 3 et 4. Je peux écrire la moitié bientôt (spoiler : en vrai, je vais faire passer d'autres choses avant, peut-être jusqu'à la réponse de la bourse), et le reste plus tard...
Bref, il y a encore du boulot, mais ça avance dans le bon sens !
Le film de la semaine
Hairspray, John Waters
Résumé :
Pour connaître les dernières danses à la mode et être dans le coup, tous les jeunes gens se précipitent après l'école pour regarder le "Corny Collins Show" à la télé. Tracy, qui a la coiffure la plus volumineuse du quartier mais se trouve un peu grosse, époustoufle tout le monde par sa façon de danser le madison. Elle est finalement sélectionnée par le jury du show. Même ses parents sont fiers parce qu'ils font ainsi partie du "show-biz". Mais des rivalités et des jalousies surgissent !
Mon avis :
Cela fait longtemps que je suis fan du film musical de 2007 (avec John Travolta qui joue la maman) et j'ai été curieuse de découvrir cette version de 1988 dont le second film (et la comédie musicale) sont tirés !
J'ai été très déstabilisée par le fait que ça ne chante pas du tout !!! Je suis tellement habituée à la version comédie musicale que je repérais les endroits où un numéro aurait été une bonne idée !
On retrouve globalement la même histoire (avec des nuances, notamment dans la protestation contre le racisme, qui se fait plus violemment ici, que dans celui de 2007 qui se veut plus pacifique). J'ai apprécié découvrir pourquoi l'héroïne se lisse les cheveux et abandonne sa choucroute laquée (scène absente dans la version de 2007 mais avec un changement capillaire aussi, moins bien introduit).
J'ai bien rigolé, parce que c'est surjoué à fond, donc toujours un peu ridicule...
Clairement, si vous voulez voir un chef-d’œuvre, ne choisissez pas de visionner ce film ! Mais pour les fans, c'est intéressant !
Le livre de la semaine
On ne dit pas sayonara, d'Antonio Carmona
Résumé :
Interdiction d'entrer dans la chambre au piano. Interdiction de parler japonais.Interdiction de lire des mangas ou de regarder des animés. Et bien sûr, interdiction de parler de maman et de son pays d'origine... Depuis la mort de la mère d'Élise, son père a imposé des règles impitoyables à la maison. Il barricade sa tristesse. Heureusement, au collège il y a l'extravagante Stella, avec son visage qui passe par toutes les lettres de l'alphabet. Et quand mamie Sonoka débarque du Japon, c'est le début d'une révolution. Mais Élise osera-t-elle enfin poser LA question interdite ?
Mon avis :
J'avais rencontré Antonio au salon du livre de Cherbourg, et j'avais craqué sur ses pièces de théâtre, que j'avais adoré (voir ici) alors j'étais curieuse de découvrir son premier roman (qui a remporté le concours premier roman jeunesse de Gallimard, ce qui déçoit rarement).
Hé bien je confirme que c'est super ! J'ai retrouvé la façon dont Antonio mêle des sujets grave avec des touches d'humour. C'est fin, c'est émouvant, et c'est très juste.
On parle ici de deuil et de double identité de façon très pertinente.
J'aime aussi les non-dits qui permettent au lecteur de comprendre tout seul : c'est très agréable.
Bref, une très belle lecture, à recommander, qui mérite les nombreux prix récoltés !



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