Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?
Parfois, je suis capable d'écrire un chapitre par jour (souvent, même, si je regarde un peu en arrière mes différents bouquins), mais là, j'écris plutôt un chapitre par semaine. Ce n'est pas lié au texte mais à tout ce que j'ai à faire à côté...
Pas simple, le printemps !
Mais l'important, c'est que les choses avancent, même doucement. On arrivera au même point à la fin !
Et je m'amuse toujours à l'écrire, ce qui est le plus important.
D'après mes calculs, je suis à 1/4 du roman.
Le livre de la semaine
La petite boutique vintage de Primerose Hill, de Annie Darling
Résumé :
Il n'est jamais trop tard pour une seconde chance...
À trente ans, Sophy en a marre de Londres et rêve de déménager en Australie pour retrouver ses grands-parents. Mais le billet d'avion, même un aller simple, est hors de prix ! D'autant plus que Sophy se retrouve, du jour au lendemain, sans emploi, obligée de squatter le canapé de sa mère. Quand son père lui propose un boulot dans sa boutique de robes vintage de Primrose Hill, elle accepte, espérant ainsi mettre assez de côté pour partir. Mais à sa grande surprise, la boutique recèle de véritables trésors et Sophy commence alors à tomber amoureuse de la mode vintage. Et puis il y a Charles, le séduisant joaillier, qui pourrait bien bouleverser tous ses plans...
Mon avis :
Ça commençait bien, avec une histoire tout à fait facile à lire, pas prise de tête, dans les codes du feel-good et de la romance slow-burn.
Et puis, patatras, le bouquin a commencé à me faire grincer des dents. Essentiellement à cause de comportements incohérents des personnages, notamment l'héroïne, qui fonctionneraient si elle avait 17/18 ans mais qui semblent complètement hors sol à 30 ans (exemple qui spoile : "oh non, on ne peut pas coucher ensemble parce que je pars en Australie dans 4 mois !" Pardon ? Qu'est-ce que c'est que cette logique ? Je vous passe sa mère qui lui fait un sermon parce qu'elle rentre tard, sa sœur, qui lui fait un sermon parce qu'elle embrasse un mec... il y a un espèce de puritanisme qui est limite : ce n'est pas juste pour rester dans le slow burn, à ce niveau là).
Le love interest est pour moi plein de red flags : il a un espèce de fétichisme de ses cheveux, ne lui dit rien pour être mystérieux mais du coup, c'est insupportable, et je grince encore à l'idée qu'elle doit forcément change, devenir quelqu'un d'autre, entrer dans ce monde de la mode, pour être aimée.
Heureusement, l'épilogue m'a un peu apaisée parce qu'il répare certains points désagréables (si elle n'était pas partie en Australie pour un mec, alors qu'on voit bien tous les regrets qu'elle a à ne pas y être allée des années plus tôt, ça aurait été vraiment nul. Là, elle fait ce qu'elle voulait depuis le début, et c'est satisfaisant, même si chacune des décisions - y aller et rentrer - sont prises par quelqu'un d'autre - son mec ou son père).
Bref, vous comprenez que, malgré tout, ce roman m'a énervée. Moi qui voulait une lecture tranquille et doudou après plusieurs semaines sans réussir à lire ! Bon, au moins, ça m'a redonné le rythme... et comme c'est une lecture choisie par ma fille de 14 ans qui voulait découvrir un peu la romance, on a pu échanger au fur et à mesure de ma lecture, ce qui est vraiment agréable.
Le film de la semaine
Merrily we roll along, de Maria Friedman
Résumé :
Le spectacle raconte l'histoire de trois amis et comment leur vie et leur amitié ont changé en vingt ans ; il se concentre particulièrement sur Franklin Shepard, un compositeur de comédies musicales autrefois talentueux qui, au cours de ces vingt années, abandonne ses amis et sa carrière de compositeur pour devenir producteur de films hollywoodiens. À l'image de la pièce de théâtre sur laquelle il est basé, l'histoire du spectacle recule dans le temps. Cela commence en 1976 et remonte progressivement jusqu'en 1957.
Mon avis :
Il s'agit de la captation de la comédie musicale jouée à Brodway, mais avec une façon de filmer très cinématographique qui est vraiment très plaisante.
Je ne connaissais pas du tout l'histoire, mais 1) comédie musicale 2) Jonathan Groff et Daniel Radclife 3) de nombreux prix, forcément, j'avais envie de la voir !
Elle n'est disponible qu'en VOD, mais c'est peu cher payé par rapport à un ticket pour un spectacle.
J'ai été très surprise (agréablement) par la construction "à rebours" où l'on découvre cette histoire d'amitié en commençant par la fin. Ce qui aurait pu être tragique devient de plus en plus joyeux. Très intéressant, selon moi. Le spectateur peut se faire sa propre enquête mentale de "comment tel personnage en est arrivé là, quel est le moment de bascule...". J'aime beaucoup.
J'ai presque été déçue par les chansons : il y en a des très sympathiques, mais est-ce que je les chanterai à tue tête comme d'autres de mes comédies musicales préférées ? Pas sûr.
À voir avec le temps !
En tout cas, je suis ravie de l'avoir vue, et mon amour pour les comédiens est tout à fait renforcé par leur prestation parfaite entre humour et émotion. Il y a beaucoup de nuances, c'est vraiment bien de ce côté là. J'ai aussi été surprise de la quantité de texte hors chansons (j'ai plus en tête Hamilton où il n'y a quasiment aucun dialogue hors chansons, mais là, on se rapproche de West Side Story dans le dosage théâtre/chant).
Je ne sais pas si je conseillerai ce visionnage en dehors des amoureux du théâtre et des comédies musicales, mais, pour ma part, c'est positif.
Le teasing de la semaine
Êtes-vous prêt.e.s à découvrir la couverture de "La nuit gagnera l'océan", mon roman de fantasy qui sort le 18 juin chez Scrineo ?
Alors, rendez-vous demain !!!






































