Me voilà de retour ! Je vous ai manqué ?
Personnellement, ça m'a fait du bien de me mettre en pause du rythme habituel. Même si j'aurais aimé reprendre un peu l'écriture plus tôt, j'ai fait autre chose (de nouveaux aménagements chez moi, avec 3 semaines de travaux bien intenses où j'ai détapissé, peint, enlevé du vieux lino et gratté de la colle... sans oublier de trier mon bureau [y compris des choses qui n'avaient pas bougé depuis 2017], et déplacer ma bibliothèque... de temps en temps, ça fait du bien !).
J'ai aussi eu un été riche de rendez-vous médicaux, pour moi ou ma famille, ce qui occupe bien.
Mais puisqu'il est l'heure du bilan de l'été, regardons quand même du côté des films et romans découverts en juillet et en août ! Pas de nouvelle série (j'en ai profité pour re-regarder Off Campus avec ma fille, ou lui faire découvrir Young Sheldon et L'été où je suis devenue jolie par exemple. Bref, des seconds visionnages que je ne détaille pas habituellement sur ce blog).
Les films de l'été (vus au cinéma)
L'odyssée, Christopher Nolan
Résumé :
L’Odyssée est une épopée mythique tournée à travers le monde qui suit le retour d'Ulysse vers Ithaque. Pour la première fois, la saga fondatrice d'Homère est portée sur les écrans de manière spectaculaire avec la toute dernière technologie IMAX.
Mon avis :
Je ne suis pas toujours fan de Nolan, je ne vais pas voir ses films systématiquement, mais celui-ci, je l'attendais pour son casting 5 étoiles ! (Et non, malgré la mention dans le résumé, je ne suis pas allée le voir en IMAX).
J'ai trouvé ça très beau. C'est bien fait. C'est un bon film. Il y a des scènes qui restent en tête longtemps après. Et même si je suis frustrée de ne pas avoir la blague sur "personne" avec le cyclope, il y a assez d'éléments que j'attendais pour être satisfaite.
Bon, par contre, le traitement des personnages féminins, c'est une catastrophe. Même quand elles sont à l'image (pas souvent), elles sont cachées derrière des grilles, voilages, etc. C'est très beau... mais il y a un effet d'effacement évident qui me dérange. Il n'y a que Circé qui s'en sort à peu près, grâce à une très belle scène qui sauverait presque cet aspect du film (presque, seulement).
Bref, un bon film, donc, mais je ne crie pas au chef d’œuvre quand même.
De la comédie française, de Martin Darondeau et Bertrand Usclat
Résumé :
Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.
Mon avis :
Moi qui aime le théâtre, c'est vraiment le genre de film qui me fait plaisir à regarder. Très sympa, drôle, avec des acteurs au top et avec le plaisir de découvrir les coulisses de ce théâtre mythique.
Je crois que, dans le même genre, j'avais quand même préféré "Avignon" l'année dernière...
Mais j'ai quand même passé un bon moment !
Spiderman : Brand new day, de Destin Daniel Cretton
Résumé :
C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, c’est cette mutation qui pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir sans jamais être repéré et prêt à s’attaquer à la ville et à tous les proches de Spider-Man. Car si le monde ne se souvient plus de Peter Parker, lui ne l’a pas oublié…
Mon avis :
Encore une fois, j'ai été emportée par cette franchise. Depuis le renouveau avec Tom Holland, chaque fois, ça fonctionne.
J'ai particulièrement apprécié que le film prenne son temps, qu'on laisse la psychologie du personnage (des personnages) faire son chemin. Dans un monde où il faut toujours plus d'action, ici, on prend le temps, entre les combats, de réfléchir pas mal sur soi, sur les autres... C'est agréable.
J'ai été ravie de revoir Sadie Sink, actrice que j'aime beaucoup depuis Stranger Things (comme plein de gens, j'imagine, et c'est d'ailleurs pour ça qu'elle se retrouve là !). Un bémol sur la façon de gérer l'identité de son personnage : les scénaristes voulaient tellement faire un effet whaou (qui fonctionne, toute la salle était choquée quand on découvre son nom) qu'une fois la révélation faite... tout le monde s'en fout. C'est à dire que là où elle agissait en permanence pour cacher son identité, après que les spectateurs la connaissent, elle la révèle à TOUT LE MONDE dès qu'elle arrive quelque part (c'est vraiment dommage).
Les personnages secondaires sont super, notamment le Punisher, même si - selon certains avis de mes proches - il est un peu trop édulcoré par rapport à ses histoires à lui. Perso, ça ne m'a pas dérangée.
Bref, j'ai beaucoup aimé, même si ce n'est pas parfait !
Les films de l'été (vu sur plateforme)
Les moutons détectives, de Kyle Balda (Prime Vidéo)
Résumé :
Tous les soirs, un berger lit à haute voix un meurtre mystérieux, en prétendant que ses moutons peuvent le comprendre. Lorsqu'il est retrouvé mort, les moutons comprennent tout de suite qu'il s'agit d'un meurtre.
Mon avis :
Honnêtement ? Je crois que c'est le meilleur film que j'ai vu cet été !
Sur le papier, Hugh Jackman qui parle avec ses moutons, et les moutons qui enquête sur son meurtre... ça a l'air fun, voir complètement barré.
En vrai ? C'est vraiment bien. Bien sûr, c'est drôle, mais pas seulement. Il y a une réflexion très touchante sur le rapport à la mort, avec les croyances et les valeurs des moutons, qui rendent ce film bien plus grand qu'un simple Whodunit original.
C'est simple : je crois que je l'ai vu trois fois cet été. Je le montrais à tout le monde qui passait chez moi !
Bref, un gros coup de coeur (vous le retrouverez en bonne place dans mon classement de l'année, ça, je n'en doute pas !).
Un ours dans le Jura, de Franck Dubosc (Netflix)
Résumé :
Michel et Cathy, un couple usé par le temps et les difficultés financières, ne se parle plus vraiment. Jusqu’au jour où Michel, pour éviter un ours sur la route, heurte une voiture et tue les deux occupants. 2 morts et 2 millions en billets usagés dans le coffre, forcément, ça donne envie de se reparler. Et surtout de se taire.
Mon avis :
Je suis sûre que je ne serai pas allée le voir au cinéma (la preuve, j'ai attendu qu'il soit disponible sur Netflix pour me laisser tenter), mais j'étais curieuse après sa victoire du César du meilleur scénario (quand c'est bien écrit, ça m'intéresse).
Effectivement, tout se tient bien, avec un côté jubilatoire pour le public qui voit les personnages faire de mauvais choix, ou des situations rocambolesques qui partent en cacahuète. Clairement, ce n'est pas une comédie, même s'il y a des moments drôle. Le fait d'avoir beaucoup d'acteurs qui viennent de la comédie, ça brouille les pistes, mais ils sont très juste dans leur timing comique, et leur sens du drame aussi.
Pas mal du tout !
Une famille de Bâtards, de Mourad Winter (Prime Vidéo)
Résumé :
Paname, 1997.
À la suite d’une fusillade ayant laissé pour mort son père, Mohamed apprend que ce dernier, visiblement adepte des plaisirs de la chair, lui cachait Maurice et Morgane, deux frère et sœur jusque-là inconnus et aux caractères bien trempés. Pire, l’évènement oblige Mohamed à cohabiter avec ses néo-frangins et ainsi s’occuper de “Chez Momo”, haut lieu du vice parisien, qui brasse autant de mousse que de magouilles et d’amour tarifé.
Bien que conseillé par Djilali, pilier immémorial du bar, et Sylvie, entraîneuse historique qui connaît la maison comme sa poche, le trio devra tout tenter pour sauver le bistrot, endetté jusqu’au cou... sans se faire plumer par la pègre locale.
Entre arnaque, machines à sous et crises de fratrie, ils découvriront ensemble que les liens du sang, ça tâche, et c’est dur à faire partir.
Mon avis :
Je pense que le film se cherche un peu, pas vraiment une comédie, pas vraiment un film de gangster... un peu comme "un ours dans le Jura", le casting pourrait faire penser à une comédie pure, mais ce n'est pas très drôle. Finalement, se sont certaines situations ou (mauvais) choix des personnages qui amène le côté fun.
Il m'a manqué quelque chose pour accrocher complètement, pourtant j'adore le casting. Dommage.
Les maîtres de l'univers, de Travis Knight (Prime Vidéo)
Résumé :
Le Prince Adam se transforme en un guerrier appelé Musclor, et devient le dernier espoir du pays magique d'Eternia, ravagé par la technologie et le maléfique Skeletor.
Mon avis :
Un film destiné aux quadras qui regardaient le dessin animé quand ils étaient petits. On est sur du fan service pur et dur, et ça ne va pas révolutionner la télévision ni le cinéma.
Ils essayent vainement de faire des blagues à la "Gardiens de la Galaxie" (qui tombent à plat)...
J'avais la possibilité d'éteindre quand je voulais : finalement, je suis allée au bout, c'est quand même le signe que c'est regardable ! (par exemple, c'est mieux que le film Minecraft devant lequel je n'avais pas réussi à tenir 10 minutes).
Bref, c'est très moyen. Très très moyen. Et je suis du genre bon public, d'autres diraient que c'est nul. À réserver aux fans.
Les livres de l'été
Après Minuit, de Gillian Mc Allister
Résumé :
Pour sauver son fils, elle doit l'empêcher de devenir un tueur... Sauf que le meurtre a déjà eu lieu.
30 octobre 2022, minuit. Dans la
banlieue de Liverpool, Jen Brotherhood guette par la fenêtre le retour
de soirée de son fils, Todd, dix-huit ans. Elle n'est pas inquiète,
c'est un ado responsable. D'ailleurs, le voilà qui remonte la rue. Mais
soudain, le choc : elle le voit se précipiter sur un inconnu et le
poignarder de sang-froid. Les heures qui suivent sont un enfer :
l'incompréhension, le poste de police... Lorsqu'elle se réveille le
lendemain, Todd est dans sa chambre, comme s'il ne s'était rien passé.
Nous sommes le 29 octobre. La veille du meurtre.
Dans cette nouvelle réalité, à rebrousse-temps, Jen cherche des réponses.
Mon avis :
J'ai découvert ce roman parce qu'il était emballé, avec pour seul indice, un résumé. Du voyage dans le temps voire une boucle temporelle ? C'était pour moi !
Et j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. C'était une idée très originale dans son traitement, et qui fonctionne bien. Ça donne un ton très organique au récit. Ça marche.
L'autrice disait qu'elle avait été influencé par la série "Poupée Russe", et, moi qui l'ai aimée, je comprends la filiation !
Une très belle découverte, une lecture presque parfaite !
Sauveur & Fils, saison 4, de Marie-Aude Murail
Résumé :
« Dehors, c'est un comme un film d'horreur », avoue Jean-Jacques, 23
ans, qui ne sort plus de sa chambre depuis deux ans. Gabin, 17 ans,
préfère encore passer ses nuits en compagnie des morts-vivants de The
Walking Dead. Frédérique, 29 ans, s'en remet à une voyante pour décider
de son avenir, et Jérôme fuit ses responsabilités en abandonnant femme
et enfants.
Exténués par le monde extérieur, les zombis défilent
dans le cabinet de consultations de Sauveur Saint-Yves, psychologue
clinicien. Mais certains patients, comme Solo, comme Margaux, comme
Ella, sont prêts pour repartir à l'aventure. Qu'est-ce qu'on risque à
regarder la vie en face ?
En fin d'ouvrage, retrouvez « Dix ans de thérapie avec Marie-Aude Murail », où l'autrice explore des thèmes abordés dans la série : « épidémie » de maladies psy, pression scolaire, addiction aux écrans... Est-ce qu'être jeune, c'était mieux avant ?
Mon avis :
J'ai craqué pour la nouvelle version en poche, même si j'avais d'autres tomes avec les cochons d'Inde en couverture... Même si je suis moins fan de celles-ci, l'avantage des bonus en fin d'ouvrage, avec les entretiens de Marie-Aude Murail et sa fille, sont un vrai plus.
J'avais eu plus de bémols sur d'autres tomes. Celui-là, je l'ai dévoré sans problème pendant mes vacances.
Même si je grince toujours des dents sur le traitement de la transidentité d'un des personnage, le reste fonctionne bien. C'est plaisant de suivre les aventures de cette famille qui s'agrandit peu à peu, et des patients qui défilent...
Je vais continuer sans problème.
Le Pacte des Mauvais jours, Lady Helen T2, d'Alison Goodman
Résumé :
Un deuxième tome aussi intense que captivant, alliant dangers et passion.
Brighton,
juillet 1812. Lady Helen a trouvé refuge pour l'été dans la charmante
station balnéaire. Déguisée en homme, elle s'entraîne avec Lord Carlston
à développer ses étranges pouvoirs. Au cours d'une soirée mondaine,
Helen croise le duc de Selburn et se retrouve au cœur de la rivalité
entre les deux hommes. L'un des membres éminents du Club des mauvais
jours lui confie alors une mission délicate...
L'ombre des Mauvais jours, Lady Helen T3, d'Alison Goodman
Résumé :
Action, trahison et suspens à son comble pour le final grandiose de la trilogie.
Bath,
décembre 1812. Lady Helen prépare son mariage avec le duc de Selburn,
mais son esprit est ailleurs : sa mission de Vigilante Suprême n'est pas
encore accomplie. Cette double vie met Helen au supplice : elle doit
résister à ses sentiments pour le charismatique Lord Carlston, et
apprendre au plus vite à maîtriser ses pouvoirs. La confrontation finale
avec leur grand ennemi, l'Abuseur Suprême, est imminente...
Mon avis sur les tomes 2 et 3 :
Si le premier se déroulait à Londres, le deuxième à Brighton et le dernier à Bath, on est vraiment dans des codes à la Jane Austin, mais avec cette touche surnaturelle si plaisante !
J'ai eu envie d'aller visiter, c'est dire ^^
J'ai dévoré les deux tomes coup sur coup, avec la très forte envie de savoir où l'autrice allait nous emmener et comment elle allait conclure cette trilogie... franchement, je valide. Il y a pas mal de péripétie que je n'avais pas vu venir (l'une d'elles est mon seul bémol sur la série mais les autres fonctionnent).
En fait, le problème vient d'une règle énoncée dans le tome 1 et détournée dans le dernier. Comme si on changeait la règle du jeu en cours de partie. Ça donne un sentiment d'injustice (le lecteur ne peut pas trouver tout seul si on lui cache certaines clefs de l'histoire), donc une frustration.
Du coup, j'ai préféré le tome 2 au tome 3.
Mis à part ce bémol, donc, ça reste une très bonne lecture.
J'ai également eu la chance de lire un manuscrit de ma chère Lise Syven (et je me suis régalée !). J'ai hâte que vous puissiez le découvrir à votre tour dans quelques mois/années selon la vitesse des calendriers de publication !!!












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