29 janvier 2020
[Théâtre] Le Porteur d'Histoire
De quoi ça parle ?
Le Porteur d’Histoire est un roman, un film, un conte, une légende, un feuilleton littéraire haletant à la Dumas, qui nous entraîne dans une quête effrénée, un périple à travers le temps. Une invitation à relire l’histoire, notre Histoire.
Par une nuit pluvieuse, au fin fond des Ardennes, Martin Martin doit enterrer son père. Il est alors loin d’imaginer que la découverte d’un carnet manuscrit va l’entraîner dans une quête vertigineuse à travers l’Histoire et les continents. Quinze ans plus tard, au cœur du désert algérien, une mère et sa fille disparaissent mystérieusement.
Cinq comédiens endossent les costumes d’une myriade de personnages. Ils sont là pour nous livrer un double héritage : un amas de livres frappés d’un étrange calice et un colossal trésor accumulé à travers les âges par une légendaire société secrète.
Mon avis :
C'est ma fille aînée qui a découvert cette pièce grâce à son lycée l'année dernière (la BD tirée de la pièce était lue dans le cadre d'un prix des lycéens) et elle a adoré : ni une, ni deux, elle nous a offert la possibilité de la découvrir à notre tour... et c'est un très beau cadeau.
Il y avait longtemps que je n'avais pas vu une pièce d'aussi grande qualité, aussi bien au niveau du jeu des acteurs que de la trame narrative. Tout est juste. On est emportés dans cette histoire à tiroirs, sans jamais être perdus. L'émotion est là aussi, au bon moment, à la bonne dose.
Vraiment, une impression de "c'était trop bien !" quand on sort, et l'envie de recommander la pièce à tout le monde !
À Lyon, à la Comédie-Odéon, vous avez jusqu'au 7 mars pour en profiter : https://www.comedieodeon.com/spectacle/le-porteur-dhistoire/
Et la pièce se joue également à Paris au théâtre des Béliers Parisiens jusqu'au 31/03 :
https://www.theatredesbeliersparisiens.com/Spectacle/le-porteur-d-histoire/
27 janvier 2020
[Film] Portrait de la jeune fille en feu
Pitch :
1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.
Mon avis :
J'avais entendu parler du film à sa sortie, et, ce qui m'avait donné envie de le voir, c'était le fait qu'il donnait l'impression d'être filmé "comme un tableau". Effectivement, j'ai retrouvé cet aspect avec plaisir, notamment avec les scènes en extérieur. C'est très beau.
Au niveau du scénario en lui-même, c'est classique, avec une sous-intrigue sur la deuxième moitié du film qu'on ne voit pas vraiment venir avant, et qui élargit le propos pour en faire un film "sur les femmes" plutôt qu'un film sur l'art ou même [presque spoiler] sur une relation intime entre deux femmes.
J'ai aimé le rapport à l'art (les plans sur les croquis ou le tableau en train d'avancer, les infos sur comment peindre une oreille, par exemple, mais aussi le lien à la musique). Et je trouve la fin très bien. Pour autant, il m'a manqué quelque chose. C'est long, c'est lent, ce qui n'est pas grave en soi, mais il y a quand même quelque chose qui ne permet pas d'avoir le coup de cœur global, et c'est imperceptible.
25 janvier 2020
[Film] Parasite
Pitch :
Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...
Mon avis :
Ma bonne résolution 2020 était donc d'aller plus souvent au cinéma... et j'ai décidé que, vu mon métier, il est nécessaire que j'ouvre mon esprit et je m'aère plus souvent : hop, me voilà donc partie au cinéma du coin pour profiter de la diffusion de cette Palme d'Or que je n'avais pas eu l'occasion de voir à sa sortie...
Je n'ai pas du tout regretté ! Quel excellent film ! Je comprends son succès.
La première heure pourrait presque être une histoire qui se tient seule, qu'on classerait presque en comédie... et puis tout bascule, et une heure supplémentaire transforme ce film en drame... Un vrai mélange de genres, bien dosé. On s'attache aux personnages, on s'inquiète vraiment pour eux. Structurellement, c'est impeccable. Les acteurs jouent tous très bien (2h12 en Coréen sous-titré, je n'ai pas vu le temps passer).
Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous le conseille fortement, quel que soit votre genre de film préféré.
23 janvier 2020
Les Noces de la renarde, Floriane Soulas
Résumé :
1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d'Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan...
2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folkore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale...
Deux univers qui se croisent, deux destins qui s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.
Mon avis :
J'avais offert ce roman à mon mari, qui aime beaucoup les ambiances asiatiques, surtout dans des romans d'imaginaire. Après sa lecture, le roman avait forcément rejoint ma PAL, mais il n'était pas forcément tout en haut...
Dans le cadre de mes défis pour réduire ma PAL, j'ai choisi celui-ci pour pouvoir cocher trois cases : lire un auteur ou une autrice pour la première fois, lire un roman qui se passe dans un autre pays, et lire un gros pavé (environ 600 pages).
J'ai eu l'occasion d'échanger avec Floriane Soulas dans différents salons, et je suis ravie d'avoir enfin lu l'un de ses romans. Le choix d'alterner les époques permet au lecteur de mener son enquête en découvrant les éléments au fur et à mesure, et ça fonctionne bien.
J'ai aimé le principe de la magie et de la vision des esprits (hasard : je venais de re-regarder 6ème Sens, et certains détails m'y ont fait penser). Les personnages sont attachants et, finalement, le côté "gros pavé" est vite oublié car ça se lit très bien.
Bref, un bon moment de lecture !
1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d'Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan...
2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folkore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale...
Deux univers qui se croisent, deux destins qui s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.
Mon avis :
J'avais offert ce roman à mon mari, qui aime beaucoup les ambiances asiatiques, surtout dans des romans d'imaginaire. Après sa lecture, le roman avait forcément rejoint ma PAL, mais il n'était pas forcément tout en haut...
Dans le cadre de mes défis pour réduire ma PAL, j'ai choisi celui-ci pour pouvoir cocher trois cases : lire un auteur ou une autrice pour la première fois, lire un roman qui se passe dans un autre pays, et lire un gros pavé (environ 600 pages).
J'ai eu l'occasion d'échanger avec Floriane Soulas dans différents salons, et je suis ravie d'avoir enfin lu l'un de ses romans. Le choix d'alterner les époques permet au lecteur de mener son enquête en découvrant les éléments au fur et à mesure, et ça fonctionne bien.
J'ai aimé le principe de la magie et de la vision des esprits (hasard : je venais de re-regarder 6ème Sens, et certains détails m'y ont fait penser). Les personnages sont attachants et, finalement, le côté "gros pavé" est vite oublié car ça se lit très bien.
Bref, un bon moment de lecture !
Petit point sur mes avancées de janvier
C'est pas le tout de faire des fiches de lecture et d'aller au cinéma : en vrai, je bosse beaucoup sur mes romans aussi ! Sauf que je n'en parle pas toutes les 5 minutes !
Alors, ce qui a avancé en ce début d'année :
* Devine de quand je t'appelle : nous avons (enfin) terminé les corrections avec Pauline, et envoyé le manuscrit à un éditeur qui l'attendait... croisons les doigts pour fin 2020 ou 2021 !
* J'ai retravaillé sur "Les cousines et le Yéti" d'après les remarques de ma Tchoupette de 8 ans pour ajuster le vocabulaire : après corrections, celui-ci a également été envoyé pour lecture (à une autre éditrice...)
* Le premier semestre de l'atelier bêta-lecture mené au collège de Feyzin s'est terminé en sprint pour corriger et mettre en page les textes des élèves, intégrer les illustrations de l'atelier dessin, et envoyer tout ça en impression. Je croise les doigts pour tout avoir à temps pour présenter les textes à la médiathèque mercredi prochain !
* J'ai relu ce qui constitue pour l'instant le tome 1 de La Cité du Savoir, et j'ai structuré la suite (et fin) de l'histoire, en ajustant le plan que j'avais conçu au début. 20 chapitres m'attendent : si je prends bien le rythme d'un chapitre par jour, le premier jet devrait aller assez vite. En tout cas, j'espère terminer avant mi-mars, car c'est là que mes rencontres et déplacements commencent (au fait, j'ai mis à jour la page "contact/salons" si vous voulez voir si je viens dédicacer près de chez vous. Bien sûr, je n'ai pas indiqué mes rencontres scolaires, car ce n'est pas ouvert à tous...).
Bref, ça avance !
Alors, ce qui a avancé en ce début d'année :
* Devine de quand je t'appelle : nous avons (enfin) terminé les corrections avec Pauline, et envoyé le manuscrit à un éditeur qui l'attendait... croisons les doigts pour fin 2020 ou 2021 !
* J'ai retravaillé sur "Les cousines et le Yéti" d'après les remarques de ma Tchoupette de 8 ans pour ajuster le vocabulaire : après corrections, celui-ci a également été envoyé pour lecture (à une autre éditrice...)
* Le premier semestre de l'atelier bêta-lecture mené au collège de Feyzin s'est terminé en sprint pour corriger et mettre en page les textes des élèves, intégrer les illustrations de l'atelier dessin, et envoyer tout ça en impression. Je croise les doigts pour tout avoir à temps pour présenter les textes à la médiathèque mercredi prochain !
* J'ai relu ce qui constitue pour l'instant le tome 1 de La Cité du Savoir, et j'ai structuré la suite (et fin) de l'histoire, en ajustant le plan que j'avais conçu au début. 20 chapitres m'attendent : si je prends bien le rythme d'un chapitre par jour, le premier jet devrait aller assez vite. En tout cas, j'espère terminer avant mi-mars, car c'est là que mes rencontres et déplacements commencent (au fait, j'ai mis à jour la page "contact/salons" si vous voulez voir si je viens dédicacer près de chez vous. Bien sûr, je n'ai pas indiqué mes rencontres scolaires, car ce n'est pas ouvert à tous...).
Bref, ça avance !
21 janvier 2020
Les Chevaliers de la Raclette !
Ça y est ! La dernière ligne droite arrive et je peux enfin vous en dire plus sur cette série, co-écrite avec Jean-Laurent Del Socorro !
Commençons par les couvertures et les résumés, d'accord ?

Le Château en Flammes : Nina, Serena, Mourad, Thomas, Giuliana et Mehdi se retrouvent pour leur soirée fromage mensuelle. Les six amis vont alors découvrir un passage qui les ramène au Moyen Âge. Ils décident d'empêcher l’incendie du château des Ducs de Savoie, mais changer l’histoire n’est pas sans danger…

La Montagne brisée : Les Chevaliers de la raclette voyagent au Moyen Âge pour faire face à une montagne qui s’effondre ! Ils veulent prévenir les habitants de la chute imminente du Granier, mais difficile de convaincre des adultes quand on n'est qu’une bande de gamins. Heureusement, Nina, Serena et Mehdi ont plus d’un tour dans leur sac…
Les Chevaliers de la raclette est une série qui nous propulse à travers la Savoie et le temps, coécrite par Nadia Coste, autrice jeunesse (Ascenseur pour le futur, Jivana) et par Jean-Laurent Del Socorro, auteur de romans historiques (Boudicca, Je suis fille de rage).
Vous noterez qu'il n'y a pas d'indication de "Tome 1" "Tome 2" sur les couvertures : les deux histoires se suivent chronologiquement, mais peuvent être lues dans n'importe quel ordre sans problème. Si, sur certains sites, vous voyez ce genre de mention, dites-vous que c'est juste pour les différencier plus facilement.
Nous avons imaginé les six personnages et le principe de leurs aventures ensemble, puis nous avons écrit chacun notre histoire, avec nos trois personnages principaux... avant de lire le roman de l'autre, et corriger pour que tout soit cohérent !
Les deux volumes sortent le 1er février (c'est tout bientôt), aux éditions ActuSF dans une collection nommée "La Marmotte" (tout un programme !).
Dans l'aventure menée par Jean-Laurent, vous trouverez un dossier pédagogique en fin d'ouvrage. Et chaque fois, quelques bonus gourmands !
Les couvertures ont été réalisées par Cindy Canévet, que je remercie au passage !
Au niveau de l'âge, on va dire 8-12 ans, même si, à mon avis, 10 ans pour commencer serait plus sûr (8 ans très très bon lecteur, donc).
Que vous dire d'autre ? À 5 € chacun, je vous conseille de prendre directement les deux :)
Précommandez sur le site de l'éditeur :
La Montagne Brisée
Le Château en Flammes
Commençons par les couvertures et les résumés, d'accord ?

Le Château en Flammes : Nina, Serena, Mourad, Thomas, Giuliana et Mehdi se retrouvent pour leur soirée fromage mensuelle. Les six amis vont alors découvrir un passage qui les ramène au Moyen Âge. Ils décident d'empêcher l’incendie du château des Ducs de Savoie, mais changer l’histoire n’est pas sans danger…

La Montagne brisée : Les Chevaliers de la raclette voyagent au Moyen Âge pour faire face à une montagne qui s’effondre ! Ils veulent prévenir les habitants de la chute imminente du Granier, mais difficile de convaincre des adultes quand on n'est qu’une bande de gamins. Heureusement, Nina, Serena et Mehdi ont plus d’un tour dans leur sac…
Les Chevaliers de la raclette est une série qui nous propulse à travers la Savoie et le temps, coécrite par Nadia Coste, autrice jeunesse (Ascenseur pour le futur, Jivana) et par Jean-Laurent Del Socorro, auteur de romans historiques (Boudicca, Je suis fille de rage).
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Vous noterez qu'il n'y a pas d'indication de "Tome 1" "Tome 2" sur les couvertures : les deux histoires se suivent chronologiquement, mais peuvent être lues dans n'importe quel ordre sans problème. Si, sur certains sites, vous voyez ce genre de mention, dites-vous que c'est juste pour les différencier plus facilement.
Nous avons imaginé les six personnages et le principe de leurs aventures ensemble, puis nous avons écrit chacun notre histoire, avec nos trois personnages principaux... avant de lire le roman de l'autre, et corriger pour que tout soit cohérent !
Les deux volumes sortent le 1er février (c'est tout bientôt), aux éditions ActuSF dans une collection nommée "La Marmotte" (tout un programme !).
Dans l'aventure menée par Jean-Laurent, vous trouverez un dossier pédagogique en fin d'ouvrage. Et chaque fois, quelques bonus gourmands !
Les couvertures ont été réalisées par Cindy Canévet, que je remercie au passage !
Au niveau de l'âge, on va dire 8-12 ans, même si, à mon avis, 10 ans pour commencer serait plus sûr (8 ans très très bon lecteur, donc).
Que vous dire d'autre ? À 5 € chacun, je vous conseille de prendre directement les deux :)
Précommandez sur le site de l'éditeur :
La Montagne Brisée
Le Château en Flammes
13 janvier 2020
À son image, Jérôme Ferrari
Résumé :
Par une soirée d’août, Antonia, flânant sur le port de Calvi après un samedi passé à immortaliser les festivités d’un mariage sous l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Après des heures d’ardente conversation, la jeune femme, bien qu’épuisée, décide de rejoindre le sud de l’île, où elle réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup.
L’office funèbre de la défunte sera célébré par un prêtre qui n’est autre que son oncle et parrain, lequel, pour faire rempart à son infinie tristesse, s’est promis de s’en tenir strictement aux règles édictées par la liturgie. Mais, dans la fournaise de la petite église, les images déferlent de toutes les mémoires, reconstituant la trajectoire de l’adolescente qui s’est rêvée en photographe, de la jeune fille qui, au milieu des années 1980, s’est jetée dans les bras d’un trop séduisant militant nationaliste avant de se résoudre à travailler pour un quotidien local où le “reportage photographique” ne semblait obéir à d’autres fins que celles de perpétuer une collectivité insulaire mise à mal par les luttes sanglantes entre clans nationalistes.
C’est lasse de cette vie qu’Antonia, succombant à la tentation de s’inventer une vocation, décide, en 1991, de partir pour l’ex-Yougoslavie, attirée, comme tant d’autres avant elle, dans le champ magnétique de la guerre, cet irreprésentable.
De l’échec de l’individu à l’examen douloureux des apories de toute représentation, Jérôme Ferrari explore, avec ce roman bouleversant d’humanité, les liens ambigus qu’entretiennent l’image, la photographie, le réel et la mort.
Mon avis :
Vous vous souvenez peut-être qu'au moment de mes objectifs 2020, j'évoquais le fait de faire baisser ma PAL au moyen de défis... ce roman est le premier à jouer le jeu !
Il m'a été offert par ma mère il y a au moins 6 mois, lorsque je me suis acheté un bel appareil photo (pour ceux qui l'ignorent, ma mère a fait un école de photo et a été correspondante de presse pendant des années).
J'ai donc coché deux défis de ma liste : "Lire un livre que l'on m'a offert", et "Lire un genre très différent de ce que je lis habituellement".
J'ai d'abord été destabilisée par l'absence totale de dialogue (il y a des propos rapportés qui en font office, ce qui allège quand même le texte, très dense). Le style, maîtrisé, fonctionne assez pour que les choix narratifs (allers-retours entre les funérailles et la vie d'Antonia) passent bien.
J'avais un peu peur du côté "il n'y a pas d'histoire" de la littérature blanche (heureusement, ce n'est pas le cas de tous les livres), mais comme on suit chronologiquement la vie de l'héroïne (malgré les allers-retours et les digressions), on arrive vers la fin à attendre impatiemment d'en savoir plus sur le déroulement de sa dernière journée.
C'est effectivement une histoire pour les amoureux de la photographie, on est en plein dedans. J'ai également découvert avec intérêt une ambiance corse au milieu du FLNC, qui semble très bien rendue. Et les passages en Yougoslavie aussi.
Bref, je suis contente d'être sortie de ma zone de confort. Ça ne me convertit pas totalement à la littérature blanche (faut pas pousser), mais je vois que je peux (aussi) apprécier si c'est bien fait.
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