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8 avril 2024

[Ma semaine] du 1er au 7 avril 2024

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

Cette semaine, j'ai subi une grosse baisse de moral, alors je n'ai pas été aussi efficace que précédemment... j'ai quand même un peu avancé sur Discrète, avec un chapitre de plus.

Et vendredi, je suis allée faire des rencontres au collège de Crolles autour de l'Effet Ricochet !


L'enthousiasme des élèves m'a fait beaucoup de bien, et j'ai enchaîné avec le salon Grésimaginaire qui m'a donné énormément d'énergie !


Voir les collègues et pouvoir leur parler de ce que je vis en ce moment a été très important pour m'aider à surmonter cette phase de creux. Quant aux lecteurs et lectrices qui m'ont raconté à quel point tel ou tel roman avait changé leur vie... c'était exactement ce dont j'avais besoin. Redonner du sens à mon travail, me rappeler qui se trouve de l'autre côté du livre.

Bref, j'espère que cette énergie nouvelle va me porter longtemps !

vue de l'hôtel !

Pas de film, livre ou série cette semaine

Il y a des moments comme ça...

8 janvier 2024

[Ma semaine] du 1er au 7 janvier 2024

 

Bienvenue dans la version 2024 des Writer's Week ! Peu de changements, à part ce visuel : je continue de vous raconter sur quoi j'ai travaillé, qu'est-ce que j'ai lu, ce que j'ai découvert comme films et séries ! Je ne mentionne pas (sauf exceptions), les films ou les séries revus pour la xième fois !

Il ne s'agit pas de critiques, mais de mon avis rapide, surtout pour archiver tout ça dans ma mémoire virtuelle qu'est ce blog...

Je triche un peu en regroupant cette semaine les films et livres lus durant les vacances de Noël, donc depuis la dernière Writer's Week de décembre 2023 !

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

Reprise en douceur avec les corrections éditoriales de l'essai "Comment écrire de la fiction ? Écrire, travailler au sein d'un cercle littéraire" pour les éditions Argyll.

Travail à douze mains avec (de gauche à droite sur la photo) : Lise Syven, Agnès Marot, (moi), Cindy Van Wilder Zanetti, Silène Edgar et Maëlig Duval.

Mine de rien, la sortie se rapproche ! On va sans doute devoir mettre le turbo...

J'ai aussi tout doucement commencé la préparation de Colo 80 !


Les livres de la semaine (et des vacances)

Le manoir de Castlecatz T1 : L'automne des aspirants, Alain T. Puysségur

Résumé :

Qui a dit que les chats ne pouvaient pas faire de la magie ?

Suivez les premières aventures de Kovhan, Bruyne, Lexios et Serenya, et découvrez avec eux les secrets du Manoir de Castlecatz...

" Il n'existe pas d'endroit plus prestigieux que le Manoir de Castlecatz pour étudier les arts occultes de la magie. C'est à Castlecatz que les Maggocatz les plus puissants sont formés. Mais pas seulement. Les meilleurs Mécanimateurs et les plus grands Alchimistes y étudient également depuis des siècles. "

Une nouvelle année de cours débute au Manoir de Castlecatz !

Kovhan rêve depuis toujours d'y entrer et de devenir Aspirant. Mais pour lui qui maîtrise si mal l'indispensable Maggocculture, triompher des épreuves d'admission n'est pas une tâche facile...

Il y a pourtant pire.

Une menace plane sur Castlecatz cet automne : des incidents magiques se multiplient, certains félins rapportent même avoir aperçu une horrible créature rôder dans les couloirs...

Heureusement, le jeune chat peut compter sur Bruyne, son amie gourmande et malicieuse, ainsi que sur Lexios et Serenya, toujours prêts à lui filer un coup de patte !

Mon avis :

Un premier tome bien construit, qui regroupe ce qu'on aime : des chats, de la magie, un groupe d'amis, des mystères cachés dans les coins, des épreuves à passer... tous les ingrédients pour faire une bonne histoire ! Le tome 2 arrive très bientôt !


Tant que le café est encore chaud, Toshikazu Kawaguchi

Résumé :

Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.

Vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon, traduit dans plus de trente pays, le roman de Toshikazu Kawaguchi a touché les lecteurs du monde entier.

Ce délicat roman introspectif est aussi une belle réflexion sur le temps qui passe, et il s’en dégage une douce philosophie qui nous incite à vivre pleinement le présent. Bernard Babkine, Madame Figaro.

Un roman émouvant sur le pardon, l’amour, la mémoire. Tout simplement éblouissant. Léa Herrmann, Nice Matin.

Mon avis :

Du voyage dans le temps ? C'était forcément pour moi ! J'ai beaucoup aimé l’originalité de cette histoire, dont on sent l'adaptation depuis une pièce de théâtre. C'est à la fois poétique, et touchant. Des touches d'humour, mais surtout des portraits de personnages variés. Difficilement transposable en France car la culture japonaise imprègne chaque page. Très intéressant !


Fort comme un hypersensible, Maurice Barthélemy et Charlotte Wils

Résumé :

Avec l'humour et la sincérité qui le caractérisent, Maurice Barthélemy livre un témoignage salutaire sur sa vie d'hypersensible et dédramatise une nature trop souvent méconnue. Éclairé par l'expertise de la psychopraticienne Charlotte Wils, il nous donne des clés pour mieux se comprendre, s'accepter, et s'ouvrir à la différence.

Acteur, réalisateur et scénariste reconnu, MAURICE BARTHÉLEMY découvre en 2015 son hypersensibilité.
Psychopraticienne, coach certifiée et conférencière, CHARLOTTE WILS est spécialisée dans l'accompagnement des personnes hypersensibles.

Mon avis :

Comme beaucoup, je connais Maurice Barthélemy depuis Les Robins des Bois, et je fais partie des personnes qui le suivent sur Instagram parce que j'aime beaucoup son humour décalé et touchant. Sans grande surprise, ce livre était fait pour moi (suis-je hypersensible ? Bien sûr ! Ce n'est pas un scoop !). J'ai beaucoup apprécié les encarts de Charlotte Wils pour mieux comprendre les mécanismes de pensée. J'ai envie de le mettre entre les mains de tous mes proches !


Heartstopper T2, Un secret, Alice Oseman 

Résumé :

Voici l’histoire de deux lycéens.
Deux amis qui ont appris à se connaître, à s’apprécier.
Puis un baiser a tout fait basculer.
 
Un baiser et Nick a paniqué.
Il aime Charlie.
Il veut être avec lui. Mais est-il prêt à affronter le regard des autres  ?
 
Cette question, il ne peut la résoudre seul.
Heureusement, Charlie est à ses côtés.
Et, ensemble, main dans la main, ils vont avancer.


Heartstopper T3, un voyage à Paris, Alice Oseman

Résumé :

Ceci est l’histoire de deux lycéens.Amis, puis  petits amis, ils apprennent ensemble à affronter le regard des autres.Depuis que Nick a fait son  coming  out  auprès de sa mère, Charlie et lui tentent de plus en plus de s’affirmer en tant que couple.Mais entre les cours et les examens,ils peinent à trouver le temps de se voir.Heureusement, le voyage scolaire arrive à grands pas ! Et quoi de mieux qu’une excursion à Paris pour  se retrouver entre amoureux ?  

 

Mon avis sur les deux tomes :

J'ai retrouvé avec plaisir les évènements déjà adaptés dans la série. J'étais curieuse de voir ce qui avait changé (les adaptations peuvent être très différentes), mais, pour le coup, c'est presque au plan près ! Pour autant, je peux dire que c'est une très bonne adaptation (Bridgerton est aussi une très bonne adaptation car, au contraire, les scénaristes se sont éloignés des romans : comme quoi, ça dépend !).

Je suis un peu frustrée de ne pas avoir découvert de nouveaux éléments, mais heureusement, il y a encore des tomes disponibles alors que la série est en tournage !

 

Les Films de la semaine (et des vacances)

 

Wonka, de Paul King (cinéma)

Pitch :

Découvrez la jeunesse de Willy Wonka, l’extraordinaire inventeur, magicien et chocolatier de l’univers féérique de Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl, dans le film WONKA. Timothée Chalamet incarne ce jeune homme débordant d’idées et déterminé à changer le monde… avec gourmandise ! 

Mon avis :

Timothée Chalamet qui chante et qui danse ? Je dis oui ! Comme j'aime les comédies musicales, j'ai aimé Wonka (même si j'ai regretté de ne pas avoir fait le choix de la VO). Il y a presque plusieurs histoires dans ce film, mais c'est bien mené. Les seconds rôles sont super (je pensais qu'il y aurait plus de Hugh Grant, mais non, et ce n'est pas grave). Ça se tient, et ça fait du bien !


 

Family Switch, de  McG (Netflix) 
 

Pitch :

Une famille plonge dans le chaos à quelques jours de Noël quand parents et enfants se retrouvent dans la peau les uns des autres lors d'un rare événement cosmique.  

Mon avis :

Vous connaissez  ma passion pour les Freaky Fridays et autres échanges de corps (ça n'est pas étonnant que j'en écrive), il me fallait donc voir ce film, qui met en scène des acteurs et actrices que j'aime beaucoup... hélas, déception. Quand un élément improbable (l'échange de corps) est en jeu, il faut absolument que tout le reste soit plausible ! Or, on ne croit à rien de ce qui est censé être "normal" (sans spoiler, un match de foot de lycée dans un stade de 200 000 personnes ??? Un collègue qui se fait virer parce que quelqu'un a eu une promotion ? Ça n'existe pas dans la vraie vie !!!).

Bref, c'est dommage, ça aurait pu être vraiment bien. C'est raté.




You People, de Kenya Barris (Netflix)

Pitch :

De futurs mariés et leurs parents examinent l'amour moderne et la dynamique familiale dans un contexte de choc culturel, d'attentes sociétales et de différences générationnelles.

Mon avis :

Très bien construit, avec un bon rythme et des personnages super... tous les acteurs sont top ! Mon bémol ? Il manque une scène ou deux pour éviter une fin un peu rapide en happy end moyennement crédible. Sans ça, c'était un sans-faute !

La série de la semaine

Young Sheldon Saison 3 (Netflix)

Résumé :

Des cours dans un placard à une épreuve de natation cauchemardesque, en passant par un problème de physique quantique et une conférence à CalTech, la dernière année de lycée de Sheldon Cooper n'est pas de tout repos ! Pendant ce temps, Georgia se lance dans le travail, Missy découvre l'amour et le baseball, Mary s'inquiète pour ses proches, George reçoit une nouvelle proposition et Meemaw doit gérer une rupture amoureuse...

Mon avis :

J'avais arrêté Young Sheldon à la fin de la saison 2 pour des raisons techniques (je n'avais plus la chaîne de diffusion, ou pas repéré les horaires et replays). À présent, elle est disponible sur Netflix, ce qui est absolument parfait pour une série doudou pour faire face au blues de l'hiver.

J'avance doucement, mais je me régale !

1 novembre 2021

Vie ma vie d'autrice : une semaine de hauts et de bas

ce billet contient des annonces sur les Fedeylins

 

 Vous le savez peut-être mais, en général, sur les réseaux sociaux, je ne communique que de façon positive. Pas de coup de gueule, pas d'annonce négative, pas de râlerie... en tout cas, depuis quelques années. Il m'arrive de prendre position (quand même) mais j'estime que la plupart des personnes qui me suivent sur ces mêmes réseaux le font à cause de mes romans, donc j'essaye d'être centrée là-dessus (et mon chat et mes gâteaux sur Insta, mais ça, c'est aussi pour prouver que je suis un être humain, et pas seulement un robot qui pond des bouquins). 

Je sais que rester sur le positif donne un côté un peu faux, où tout va bien en apparence, mais qui, il me semble, est le propre des réseaux sociaux (on met de jolies photos, pas celles où on voit nos boutons et nos cernes - quoi qu'il paraît que c'est une trend Tik Tok, je ne suis pas à la page).

Sauf que. La vie de quelqu'un qui écrit est faite de hauts et de bas. Et de temps en temps, il faut le rappeler pour les jeunes auteurs (ou qui souhaitent le devenir). Sinon, ce serait mentir.

J'en parle souvent en rencontres scolaires : c'est ce qui est le plus difficile dans ce métier. Il n'y a aucun moment où on peut se dire "C'est bon, j'ai publié X romans, les éditeurs aimeront le prochain, les lecteurs vont l'acheter en masse..." bref, une sensation d'être arrivé quelque part. 

Non. On est toujours en chemin, et le paysage est sacrément vallonné (s'en rendre compte permet d'apprécier encore plus les hauts, car on sait qu'ils sont précieux pour tenir pendant les bas).

Un exemple concret avec la semaine qui vient de s'écouler :

Lundi :

Après le retour (très positif) d'une jeune bêta-lectrice, j'envoie "Mes Cousines, le Yéti et moi" (nouvelle version de "Ma Pire semaine de vacances (à la montagne)" à une maison d'édition avec qui je n'ai pas encore travaillé parce que j'aime beaucoup ce qu'ils font, et les échos d'autres auteurs sont positifs.

J'ai également l'occasion d'enregistrer le "De quoi ça parle ?" sur Devine de quand je t'appelle ? avec ma sœur, on rigole bien, c'est sympa... 

(oui, je l'ai déjà postée, et alors ?)

Mardi :

Avec Jean-Laurent Del Socorro, et notre éditeur Jérôme Vincent, nous visitons la superbe expo autour des Chevaliers de la Raclette à Chambéry (allez-y, c'est jusqu'au 13 novembre). L'occasion de parler de la fin de la série (en février prochain) et de l'avenir de notre collaboration (plein de pistes positives).

En gros, vous n'avez pas fini de partir à l'aventure avec du fromage !


Mercredi : 

Je reçois un "non" pour "Quelques gouttes de violet". Même si le détail du refus me donne des éléments pour corriger, je regrette de m'être précipité pour envoyer cette version sans repos ni bêta-lecture totale (ce que je fais systématiquement d'habitude).

Je suis forcément un peu triste (même si la plupart de mes romans ont eu des refus, ça n'a rien d’extraordinaire, c'est juste qu'il faut le temps de l'encaisser).

 

Jeudi :

De très bonnes chroniques sortent pour "Devine de quand je t'appelle ?" qui est même mis en avant sur Babelio dans les romans de la semaine.


 

Les horaires de dédicaces se calent pour Montreuil, tout va bien (je vous donne le détail bientôt).

Vendredi :

Le matin : Je travaille sur "Vendredi dans la peau de ma prof", ma coécriture avec Silène Edgar : dernière ligne droite de nos corrections communes (le roman ne sort qu'en septembre 2022, nous avons le temps). C'est un bonheur de travailler avec Silène.

L'après-midi : je reçois un mail m'indiquant la fin de la commercialisation des Fedeylins et des Yeux de l'Aigle. Mon monde s'écroule.

 


Alors, objectivement : tout va bien. J'ai plusieurs romans dans les tuyaux pour des sorties sur 2022, d'autres qui attendent des corrections ou nécessitent plus de travail. Avoir un refus, ou un arrêt de commercialisation, ça fait partie de la vie normale d'un roman. Mais ça n'empêche pas que ce soit dur à vivre. Surtout, si vous me suivez depuis des années, vous savez à quel point les Fedeylins ont compté et comptent toujours pour moi.

Je pensais avoir quelques semaines ou quelques mois à marcher sur du plat avant la prochaine colline/montagne et soudain, c'est une météorite qui s'écrase sur le chemin.

Ça n'empêche pas d'avancer, mais ça demande de l'énergie pour la contourner ou grimper par dessus.


 

Bref, pour celles et ceux qui n'auraient pas compris : on n'arrive jamais.


Concernant les Fedeylins et les Yeux de l'Aigle, je vous tiens au courant des détails prochainement, mais je peux déjà vous dire que s'il vous manque un ou plusieurs tomes, dépêchez-vous de les commander !

6 mai 2020

Avancées avril/mai

Salut à vous, lecteurs et lectrices de ce blog, que je n'abandonne pas, promis.

Bon, avec le confinement, c'est un peu compliqué de tout faire (et j'avoue que la gestion de la chaîne "De quoi ça parle ?" me prend aussi un peu de temps), mais ne croyez pas que je me tourne les pouces en enchaînant les séries, tranquille, dans mon canap'.

Je suis plutôt du genre à bosser double, en ce moment.

Donc, au niveau de mes histoires :

* La Cité du Savoir est en stand-by parce que d'autres romans sont prioritaires (et que j'attends le verdict concernant la bourse demandée)

* Le projet "Violet" n'a pas marché dans sa première version, et il a fallu le reprendre à zéro autrement (mais ce n'est pas 70 000 signes de perdus, on va dire que c'est une base pour un autre roman. Un jour).
La nouvelle version, qui s'appelle plutôt "Violette", en clin d'oeil à la première, a elle été validée (même s'il y aura forcément des corrections).


* Un nouveau projet mystère à vu le jour, qui est plutôt de l'ordre de la commande (ce qui sauve un peu mon année, avouons-le). J'ai encore un peu de temps avant cette dealine, donc pour l'instant, j'avance sur... :

* Les chevaliers de la raclette, tome 3 ! Petit roman, qui devrait être vite écrit (ça tombe bien, ma deadline est dans un mois). De son côté, Jean-Laurent travaille sur le tome 4 en parallèle, comme on l'avait fait sur le 1 et 2. Cette série démarre bien, ça fait plaisir !


Je suis une machine à histoires


Sinon, j'ai un peu de mal à lire en ce moment (pas envie). J'ai une dernière fiche à poster, mais après, je n'ai pas ouvert un roman depuis, je ne sais pas, 15 jours ?
Il va me falloir un regain de motivation de ce côté-là. Surtout que j'arrive à ce moment de ma PAL où les romans attendent depuis des mois/années, donc si j'ai repoussé, c'est toujours pour une bonne (ou mauvaise) raison. Je vais voir dans ma liste de "défis" pour faire baisser ma PAL, peut-être que ça m'aidera.



Par contre, j'ai repris le jeu vidéo, en réinstallant Final Fantasy VII. Pas le remake nouveau tout beau (parce qu'il ne sortira que l'année prochaine sur la X-Box), mais le vieux où les personnages ont des gros bras carrés. Je me fiche un peu du visuel : je déteste les combats en temps réel, et là, au moins, c'est chacun son tour, peinard (j'avais déjà terminé le jeu deux fois à l'époque, une fois en 80 heures, une fois en 40 heures...). Bref, je me régale. Le seul problème est de faire "chacun son tour" avec les enfants et leur tour de télé/console !

Ma version moche



Donc, le matin j'écris, l'après-midi j'envoie des mails, je fais du montage, et je me laisse entraîner dans des tas de trucs (défis de mon groupe de danse, jardinage, ménage, courses, cuisine...). À partir de la semaine prochaine, j'espère garder ce rythme, même si j'aurais moins de relai (mon mari était en vacances ces derniers temps, ce qui était bien cool pour ne pas gérer les enfants en vacances puis les enfants de nouveau au boulot à distance).

J'espère que tout va bien de votre côté !

19 juin 2014

Se blinder contre les bas

Il y a longtemps, je parlais des hauts et des bas de ce métier. Plus d'un an plus tard, je me rends compte que, non seulement ça fonctionne toujours globalement pareil, mais, en plus, je me trouve de nouveaux "bas" que je n'avais pas avant.

Ils viennent de mon envie de durer dans ce métier, et donc de la pression que je me mets toute seule pour avoir une visibilité de mes sorties sur les deux prochaines années (façon "non, mais tu te rends compte ? Je n'ai que quaaaatre bouquins qui sortent en 2015..."). 

Ils viennent aussi du contexte économique général, et des réformes liées au statut des auteurs en particulier ("j'ai enfin fait toutes les démarches pour avoir droit à une retraite d'auteur quand le temps sera venu, et le système change, avec des points d'interrogation pas cool qui font qu'on ne sait pas trop à quelle sauce on va être mangés. Est-ce que j'arriverai à vivre un jour de mon écriture ?"). 

Ils viennent encore d'une sorte de découragement quand j'entre dans une librairie et qu'il n'y a pas mes romans (une impression de "tout ça pour ça" qui me démoli plus sûrement qu'une critique).

Et puis, il y a les hauts, qui remontent quand même le moral, mais je me suis rendu compte que certains retours de lecteurs, qui, il y a quelques années, me faisaient bondir de joie pendant des heures, sont maintenant entrés dans mon quotidien et deviennent normal. C'est couillon, hein, mais quand on me dit qu'on aime mon travail, ben ça me fait plaisir, mais je ne trouve plus ça extraordinaire (moi aussi, j'aime mes romans, donc je comprends que d'autres puissent les aimer). 
Paradoxalement, j'ai aussi pris plus de recul sur les retours négatifs : ça ne me touche plus du tout, je suis capable de répondre en souriant qu'il y a des romans pour tous les goûts et que c'est bien normal que quelqu'un n'aime pas l'un des miens.

Dans la balance "cool"/"pas cool", j'ai du mal à retrouver l'équilibre entre les moments de doute et les avis positifs des lecteurs qui n'ont plus le poids suffisant pour me remettre d'aplomb.

En fait, les avis qui pèsent le plus dans la balance, maintenant, se sont les avis de professionnels : j'ai besoin d'avoir des éditeurs qui me font confiance, qui aiment mon travail, et qui croient en moi. Dès que ça se passe bien de ce côté-là, j'ai des ailes qui poussent dans le dos !
Je me rends compte à quel point Xavier m'a habituée à un certain fonctionnement, une certaine relation auteur/éditeur. Je sais que je ne retrouverai jamais ça, en tout cas, pas de la même façon, et c'est très difficile (douloureux parfois) d'avancer sans comparer, de créer de nouveaux liens, de fonctionner autrement.

Pour l'instant, je m'en sors pas mal, mais les doutes reviennent de plus en plus souvent. Sans quelqu'un qui croit en moi plus que moi-même, j'ai du mal à avancer. En tout cas, aussi sereinement qu'avant.

Ces derniers jours, je devais me remettre aux élémentaires, avec l'objectif de relire la première moitié et corriger/réécrire la deuxième pour fin juin. Mais une vague de découragement m'a frappé de plein fouet, et je me suis mis en pause forcée. S’occuper des enfants, de la maison. Ne rien faire. Lire, jouer à la console, regarder la télé. Ne même pas allumer l'ordi "de travail" pour répondre aux mails aperçus grâce au téléphonemalin. J'attendais que l'envie revienne. Elle revient toujours.

Pour l'instant, ce n'est pas encore ça. J'ai beau savoir que dans 15 jours, les grandes vacances sonneront le glas de mes plages d'écriture en journée et qu'il vaudrait mieux pour moi carburer à fond tant que je le peux, mais j'attends l'étincelle qui va ranimer ma petite flamme d'écrivain. Ça peut-être un 'oui' pour un roman, la réponse à ma demande de bourse du CNL pour Jivana... je ne sais pas.

En fait, j'ai eu quelques trucs positifs quand même ces derniers jours (des salons qui se précisent à l'automne, une rencontre très instructive avec un club ado, des romans qui avancent à leur rythme chez "mes" éditeurs...), donc je sens que je ne suis pas très loin du coup de pied au fond de la piscine. Par contre, quand je vais le donner, ce coup de pied, je pense que je vais crever la surface de l'eau :) 

(jusqu'au prochain plouf).

10 janvier 2014

L'efficacité ne dure qu'un temps.

Et voilà, j'ai encore parlé trop vite.
Je n'aurais pas du me réjouir d'avancer enfin sur plein de projets, parce que, depuis, je bloque !

Je me suis dit "bon, tu es lancée, vas-y, corrige-moi cette scregneugneu de partie 2 du Premier". Ça aurait été une bonne idée si je ne m'étais pas retrouvée face à un fichier fluoté de différentes couleurs qui correspondent sans doute à des choses à faire (tournures lourdes ? Expliquer ? Développer ? Couper ?) impossible de m'en souvenir ni de retrouver le code couleur. J'ai bien des fiches de mes bêtas pour m'aider, mais là, je me sens un peu loin, je n'arrive pas à replonger dedans facilement.

Après une nuit cauchemardesque, j'ai donc décidé de passer directement à la troisième partie (et je corrigerai les deux d'un coup après).

Nouvelle erreur ! D'abord, j'ai mis tout plein d'heures à retrouver le fichier détaillé correspondant aux chapitres (22 étapes de Truby, tout ça). Ensuite, j'ai l'effet "oui, mais il y a 12 chapitres, donc 12 jours si tout va bien, et j'ai de nouvelles corrections urgentes qui vont tomber la semaine prochaine, à quoi bon ne faire que la moitié pour m'extraire encore du texte ?".

Donc, je crois que je vais plutôt plonger dans ma PAL en retard (qui a encore augmenté grâce au Papa Noël !).

À un moment, il faudra que je me pose et que je me demande vraiment ce que je veux avec ce texte. C'est hyper sombre, glauque par moments, bref, pas franchement folichon. Est-ce que c'est pour ça que j'ai du mal à replonger dans l'histoire ? Est-ce que le fait que je ne me vois pas en train de le défendre en salon face aux lecteurs ne joue pas un peu ? Est-ce que c'est parce que les premiers retours d'éditeurs sur la base du début sont globalement peu encourageants ? Est-ce que je me contente de la facilité des trucs que je sais faire, et que, là, c'est plus complexe, alors ça m'oblige à me remettre en question ?

Pfff. Écrivez des bouquins, qu'ils disaient. Comme si c'était simple...

12 décembre 2013

Orpheline.

Il faut que je dise quelque chose ici. Il faut que j'en parle. Mais je ne suis pas sûre de trouver les mots.

Xavier Décousus est mort.

Pour ceux qui le connaissaient, cette nouvelle est un choc dont nous allons tous avoir du mal à nous remettre.
Pour ceux qui ne le connaissaient pas, laissez-moi vous en parler un petit peu.

Xavier était "Mon" éditeur. Avec les guillemets, parce que, quand j'en parlais à ceux qui ne le connaissaient pas, je donnais rarement son nom, je disais juste "j'en ai parlé avec mon éditeur" ou "mon éditeur m'a dit..." ou encore "l'autre jour, avec mon éditeur...". Depuis quelques mois, je ne travaillais pas qu'avec lui, mais les personnes qui sont venues se greffer dans les conversations l'ont fait avec leurs noms, et, souvent, leur maison d'édition, histoire que ceux qui n'ont pas suivi s'y retrouvent. Mais Xavier restait toujours "Mon" éditeur. 

Il a été le premier professionnel de l'édition à déceler quelque chose dans mes écrits. Quand Christophe Lambert lui a transmis le lien vers le premier chapitre des fedeylins, dont il avait entendu parler, il a dit à Xavier que ça pourrait peut-être lui plaire... non seulement ça lui a plu, mais il a voulu tout lire. Et quand je dis tout lire, c'est absolument tout. Tout le blog, toute l'histoire des fedeylins, toutes mes nouvelles, tout ce que j'avais pu écrire d'autre. Il ne cherchait pas un manuscrit : il cherchait un auteur. Et il m'a trouvée.

À partir de là, nous avons travaillé ensemble. Parfois, Xavier disait qu'un jour, nous serions amis. Il me parlait de Pierre Bottero, surtout au début, parce que je le lui rappelait. J'avais un peu peur de ce transfert qu'il faisait, parce qu'il aimait beaucoup Pierre, et que je ne comptais pas me comparer à lui. Et puis, plus le temps passait, moins il m'en parlait. Notre relation était différente. Je l'ai vouvoyé pendant presque deux ans, ce qui est plutôt rare dans ce métier, mais je voulais garder ce rapport professionnel. Ne pas mettre trop d'affectif dans ce travail où je donne déjà tellement de moi. Mais les barrières sont tombées, petit à petit. Et Xavier est devenu, non pas un ami, mais quelqu'un qui comptait beaucoup. Dont l'avis m'était précieux.

Je dis souvent que les livres, c'est comme les enfants, il faut être deux pour les faire. Mais Xavier n'était pas le père de mes enfants de papier, il était plutôt le médecin accoucheur. Ou, si l'on compare plutôt les romans à des œufs dont je serais la poule pondeuse (je sais, la comparaison n'est pas flatteuse, mais je me vois plus pondre plein d’œufs qu'accoucher de plusieurs enfants tous les ans !) , il était l’éleveur qui veillait au grain. Et qui allait montrer ces œufs partout autour de lui, et en parler avec bien plus de passion que je ne le ferais jamais. 
Nous devions en faire dix-neuf, ensemble. Finalement, nous n'avons eu le temps d'en faire que neuf. Les dix autres, je les ferais quand même, mais, sans lui. Ils seront forcément un peu différents.

Il avait un humour pince-sans-rire qui me rappelait parfois celui de mon père. Il débitait des bêtises d'un air sérieux, puis levait un sourcil, faisait une petite grimace, et nous riions.

Il a changé ma vie en faisant de moi un "vrai" écrivain. Ma vie va changer à nouveau avec son départ, même si je ne reviens pas à zéro.

Le matin du jour où il est mort, je me suis réveillée en sursaut, avec l'impression que le temps de lui dire les choses me manquait, qu'il y avait urgence, et j'ai enregistré un message pour lui dire au-revoir. J'ai beaucoup pleuré. Et puis, quelques heures plus tard, j'ai appris qu'il était partit. 
Dans un sens, je n'y crois toujours pas. J'attends le moment où le téléphone va sonner, et où il va m'expliquer qu'il avait besoin de prendre un mois de vacances, et qu'il n'a rien trouvé d'autre que cette maladie imaginaire qui le coupait du monde.

C'est dans la peine des autres que je me rends compte que c'est réel. 
Je pense à tous les auteurs, rencontrés grâce à lui, ou qu'il a rencontré grâce à moi. Je pense à ses amis, ses proches, sa femme et son fils. Je me sens tellement impuissante à les alléger de cette tragédie...

Je redoute le moment où il va me falloir écrire à nouveau. Je redoute encore plus le moment où il va falloir envoyer les romans dont nous discutions ensemble à d'autres éditeurs. J'envisage de ne pas écrire certains projets, de peur de le décevoir, ou de me demander toute ma vie ce qu'il en aurait pensé.

Il va me falloir du temps.

Mais je n'en ai pas tant que ça. 
Mardi dernier, le lendemain de sa mort, je rencontrais des classes à la médiathèque de Feyzin. Les enfants de CM1 et CM2 venaient écouter un auteur, pas consoler quelqu'un. Alors j'ai souri. J'ai raconté, comme je le faisais avant, la rencontre avec Xavier. J'en ai parlé au présent, comme s'il allait bien, quelque part. Je ne pouvais pas expliquer. Je ne le pourrais sans doute jamais.
La semaine prochaine, je dois rencontrer les représentants de L'Équipe, qui placent les SpaceLeague en librairie. C'est important, et Xavier m'en aurait voulu si je ne le faisait pas. Donc, je vais le faire. Comme si tout allait bien.
Et puis, j'ai des corrections éditoriales à rendre pour la fin de l'année. Je peux demander un délai, repousser un peu. Mais, à un moment, il va me falloir affronter cette peur d'écrire. Affronter mon ordinateur même si mes larmes coulent. Affronter l'impression de présence diffuse qui planera toujours au-dessus de moi.

Je ne crois pas en Dieu. Ni au paradis. Mais, s'il y a un après, j'espère que Xavier y a retrouvé Pierre, et, qu'ensemble, ils vont rire et rire encore.
Et j'espère que Xavier sera fier de moi. Longtemps. 

En tout cas, je vais tout faire pour ne pas décevoir les espoirs qu'il a placés en moi.

Au salon de Paris, en 2010. On venait tout juste de signer.



24 novembre 2013

Pas si simple

Je n'avance pas aussi vite que je le voudrais sur les corrections de la seconde partie du Premier.

Pourtant, je n'ai pas tant de choses à faire que ça (ma liste compte encore quatre points à cocher, ce qui correspond grosso modo à autant de passages à revoir, plus une relecture pour affiner un peu partout et faire en sorte que les modifications fonctionnent).

Mais l'envie n'est pas là.

C'est la vraie vie qui me rattrape.

Je pense très fort à quelqu'un en particulier, qui lisait mon blog tous les jours (à tel point que si j'avais un message à lui faire passer, je pouvais le faire entre les lignes ici !), et qui est en ce moment à l'hôpital.
Tant qu'il n'en sera pas sortit, en pleine forme, mes pensées seront forcément préoccupées, et tournées vers autre chose que l'écriture.

Je sais qu'il voudrait que j'avance, donc je vais essayer de garder le moral malgré tout.

J'ai des bonnes nouvelles à vous annoncer pour SpaceLeague, mais ça peut attendre le courant de la semaine prochaine.