12 janvier 2026

[Ma semaine] du 5 au 11 janvier 2026

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

D'abord, il y a eu une première rencontre avec des 4e à Lyon, que je vais revoir plusieurs fois pour des ateliers qui promettent d'être très intéressants !

J'ai eu un peu de boulot de préparation avant, et un gros investissement en énergie le jour J ! 

Ensuite, j'ai fait une Xième relecture de Discrète ("La nuit gagnera l'océan") car le dernier passage de corrections éditoriales avait laissé des scories qui nécessitaient une vérification avant que le texte parte en mise en page (et pour les dernières corrections ortho/typo).

Une reprise bien intense, donc !

La série de la semaine

 


Nous les menteurs, saison 1 (Amazon Prime)

Résumé : 

La riche famille Sinclair, apparemment parfaite, passe chaque été sur son île privée au large des côtes du Massachusetts. Mais cette année, quelque chose va se produire pour Cadence, 15 ans.  

Mon avis :

J'ai failli abandonner au premier épisode, agacée par les fonds verts (sur la plage, notamment), qui donnaient une impression bizarre, de mauvais téléfilm. Comme cette série est plutôt courte (8 épisodes), j'ai quand même continué pour voir.

Le côté "fond vert" ne se ressent heureusement pas sur la suite (avaient-ils eu un souci au moment du pilote ?). Par contre, on a quand même ce que je déteste le plus au monde : la rétention d'informations.

Personne ne dit rien, chaque fois que quelqu'un veut essayer de faire avancer l'intrigue, il y a un obstacle ridicule... ça m'a beaucoup agacée.

Globalement, ils ont tous des problèmes de riches, et cette famille plus que dysfonctionnelle n'a rien à sauver. Que ce soit le grand-père ignoble, les trois sœurs insupportables, les ados à baffer... il aurait fallu tous les emmener en thérapie, ça aurait été plus intéressant.

OK, le twist de fin est bien, et heureusement ! Parce que sinon, je ne garderai que du négatif.

Enfin, on pourrait sans doute critiquer aussi le fait que, vouloir à tout prix nous surprendre fait que la fin manque un peu de préparation (le côté "ah ah, vous ne l'aviez pas vu venir !" joue sur la surprise, mais enlève quelque chose de satisfaisant lorsqu'on a toutes les clefs qui s'emboîtent enfin). 

Je pense qu'il y a 5 épisodes de trop, et l'insistance des créateurs à nous signifier en quelle année on se trouve (alors que des détails majeurs type couleur des cheveux de l'héroïne suffisent), donne un peu l'impression qu'on nous prend pour des idiots. 

Pour moi, c'est globalement raté.

La pièce de la semaine

 


Détective Lovecraft, Cocotte Compagnie 

Résumé :

New York, 1943. Le détective Lovecraft est engagé par Veronica Cross pour retrouver son mari, ainsi qu'un livre occulte légendaire : Le Necronomicon. Très vite, son enquête le plonge dans un univers aussi mystérieux que dangereux. Entièrement mise en scène en noir et blanc, cette comédie rend hommage aux polars américains des années 40, mêlant habilement suspense, comédie absurde et une atmosphère fantastique inspirée des récits de HP Lovecraft.

Plus d'infos : Le site de la compagnie

Mon avis :

Cette semaine, je ne vous parle pas d'un film, mais d'une pièce de théâtre : Détective Lovecraft, pièce entièrement en noir et blanc qui se joue en se moment à Lyon (au Rikiki Théâtre jusqu'au 24 janvier).

Si vous aimez l'humour absurde, foncez !

Pas la peine d'être archi calé dans l’univers de Lovecraft (de vagues notions suffisent, c'est vraiment très accessible, mais si vous êtes fan, vous trouverez des tas de petits détails satisfaisants).

Pas besoin non plus d'être un grand fan de films noirs (idem, avoir une vague idée de l’esthétique générale suffit à apprécier la pièce).

Trois comédiens supers ! Avec une mention spéciale à Caroline Ribot, qui enchaîne de nombreux rôles avec une maîtrise incroyable !

Les décors et la scénographie fonctionnent très bien... bref, allez-y !

Le livre de la semaine

 

L'amulette, Michael McDowell

Résumé :

Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d’être envoyé au Vietnam, un accident sur le champ de tir le laisse dans un état végétatif.

Sa femme Sarah voit sa vie déjà morne devenir une agonie sans fin : après d’harassantes journées à l’usine, elle doit laver et nourrir son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsqu’elle offre une étrange amulette à l’homme qu’elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre.

Et tandis que les meurtres inexplicables et les morts accidentelles s’enchaînent à un rythme diabolique, Sarah doit faire face à l’impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle central dans cette hécatombe et elle doit à tout prix mettre la main dessus.

Avec ce premier roman radical et impitoyable, Michael McDowell use d’un objet maudit pour dresser un tableau captivant et sans concession d’une communauté rurale américaine, où la mort peut frapper n’importe qui, dans n’importe quelle couche de la société, faisant fi de la ségrégation, de l’âge et de la fortune.

Irriguées de vengeance, de familles tordues et d’un humour terriblement noir, les pages de L’Amulette sont aussi redoutables et cinématographiques qu’une inéluctable malédiction. 

Mon avis :

Je suis toujours aussi fan de Michaël McDowell depuis ma découverte de Blackwater il y a quelques années ! Je lis systématiquement les nouvelles sorties chez Monsieur Toussaint Louverture (dont la fabrication est vraiment magnifique) sans me poser de questions.

Ici, j'ai retrouvé tout ce que j'aime : les descriptions si justes d'un village américain, avec sa population, parfois sympathique, parfois immorale, et une histoire qui n'épargne personne...

Il y a peut-être un petit creux, à un moment, quand l'héroïne tourne un peu en rond, on sent qu'il y a quelques morts un peu gratuits sans que ça fasse beaucoup avancer l'intrigue, mais on peu pardonner parce que l'ensemble fonctionne bien, autant sur les enjeux que les émotions. 

Dans l'esprit, j'ai un peu pensé à mon propre roman "Seuls les alligators vous entendront crier" (ceux qui l'ont lu comprendront sans doute pourquoi !). 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire