11 janvier 2019

Conseil N°10 : se fixer un objectif


Bon, donc, dans les derniers jours, nous avons parlé de la base : trouver sa méthode, préparer ses outils, choisir son personnage, le point de vue, vérifier les enjeux de l'histoire... maintenant, tout ça peut encore rester à l'idée de projet. D'envie. De "j'aimerais écrire un roman un jour".

La seule différence entre un écrivain et quelqu'un qui veut devenir écrivain, c'est de s'y mettre.

Et un bon moyen d'avancer, c'est de se fixer un objectif.

Alors, ça peut être quelque chose d'un peu général, comme "terminer ce roman cette année", par exemple. Certains, qui n'ont jamais le temps d'écrire, prennent l'excuse du NaNoWriMo (mois national d'écriture de roman) pour tenter l'exploit d'écrire leur roman complet (50 000 mots, c'est le défi) en un mois (novembre) !

Une deadline, c'est bien, mais stressant. On peut avoir tendance à repousser longtemps, puis à carburer pour finir (ou laisser tomber en cours de route).
Dans le cadre de l'écriture, c'est aussi un peu risqué : on a tendance à sauter les étapes essentielles qui suivent le premier jet (c'est-à-dire un temps de repos, la relecture, les corrections, la bêta-lecture, et les nouvelles corrections. On y reviendra). Vous pouvez vous fixer une deadline personnelle pour termine votre premier jet, mais évitez pour l'envoi à l'éditeur... (en tout cas, si vous ne l'avez jamais fait).

Alors, un bon objectif, ça peut être quelque chose du type : "écrire tous les jours".

Mais j'avoue avoir une préférence pour les objectifs chiffrés, quantifiables :
* écrire un chapitre par jour (ça, je sais que j'y arrive) ou par semaine (si ça vous paraît plus réalisable)
* écrire 10 000 signes par jour (la plupart de mes chapitres font environ 10 000 signes, donc, dans mon cas, c'est relativement pareil)
* écrire 1 000 mots par jour : ça, c'est un objectif très courant : c'est celui que donne Robin Hobb quand on lui demande des conseils. Elle fait ses mille mots du jour, et après, va faire autre chose. Et vu sa production, ça fonctionne ! (Pour info, 1 000 mots, ça fait environ 6 000 signes).
etc.

Le tout, c'est de trouver un rythme qui vous convienne (note, ça fonctionne pour toute activité d'écriture, pas seulement pour les romans, mais aussi pour les mémoires et les thèses !).

Au début, si vous ne connaissez pas encore votre façon de fonctionner, choisissez un objectif... puis ajustez-le en fonction de la réalité (si vous vous fixez 10 000 signes par séance de travail, mais que vous peinez à dépasser les 5 000... fixez-vous 5 000 signes ou 1 000 mots, pour être dans quelque chose de plus réalisable !).






Note : taper n'importe quoi pour avoir son quota de mots du jour ne compte pas : on n'est pas là pour faire du remplissage. Ce n'est pas parce que vous avez un objectif chiffré qu'il faut oublier le cœur de ce que vous faites (vous n'êtes pas payé à la ligne).

Si vous êtes adepte du Bullet Journal, n'hésitez pas à vous faire de jolies cases à cocher ou à tamponner les jours où vous atteignez votre objectif : ça motive !

Dans les prochains jours, mes conseils porteront sur la façon de trouver du temps pour écrire (ce qui est souvent le nerf de la guerre, pour nous autres). Alors, à demain !

4 commentaires:

  1. Merci pour ces petits conseils qui me rappellent que je viens (enfin) de commencer à rédiger mon mémoire sur Fedeylins... quand il faut s'y mettre, j'essaie aussi de me fixer de petits objectifs réalisables combinés à un objectif plus général (finir telle partie dans la semaine, le chapitre dans le mois...)

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    1. Bravo pour le début de la rédaction ! Ça va aller ! Un mot après l'autre ! Go go go !
      (et oui, les objectifs, ça aide !).

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  2. Et si, plutôt que de se contenter de ses 1000 mots, Robin Hobb passait un peu du reste de son temps à travailler à un scénario, ce serait mieux, non ? #vieilleprivatejoke

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