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21 avril 2025

[Ma semaine] du 14 au 20 avril 2025

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

Encore une grosse semaine de rencontres scolaires ! Avec d'abord les élèves du dispositif ULIS dans le cadre de Jeunes en Librairie au collège d'Ambérieux en Bugey : une super rencontre, où on a parlé, entre autre, de "Comment je suis devenue un robot" et "Vendredi dans la peau de ma prof". On a aussi évoqué la structure en 3 actes pour aider les élèves dans le projet d'écriture de nouvelle mené par leurs enseignantes...

J'espère qu'ils garderont un bon souvenir de cette rencontre (autant que moi !).


Ensuite, mardi et vendredi, je suis allée à Saint Didier de Formans pour rencontrer 5 classes de 3e autour de Rhizome ! Certains groupes avaient préparé des lectures d'extraits, ce qui m'a permis de redécouvrir ce texte sous un nouveau jour...

Je suis heureuse, mais bien fatiguée, comme vous l'imaginez ! Heureusement, c'est enfin les vacances, je vais pouvoir faire une vraie pause (et le plus gros des rencontres est passé).

Le livre de la semaine

La chute du British Museum, David Lodge

Résumé :

La Chute du British Museum raconte une journée dans la vie pas si ordinaire d'Adam Appleby, jeune universitaire. Par la grâce de Lodge, Adam se retrouve propulsé dans une série d'aventures trépidantes. Le monde entier semble se liguer contre lui : dès le matin, sur le chemin du fameux musée où il prépare sa thèse, un embouteillage provoqué par les Beatles retarde son arrivée. Puis, dans la bibliothèque, une délégation chinoise entoure son siège attitré, qui fut celui de Karl Marx.
Et ce n'est que le début de cette comédie réjouissante, menée à un rythme effréné.  

Mon avis :

J'ai entendu par hasard à la radio toute une émission sur David Lodge, avec des comédiens qui lisaient des extraits, et j'ai été immédiatement séduite ! Je voulais donc à tout prix découvrir cet auteur anglais à l'humour incroyable... J'ai beaucoup hésité pour choisir le premier roman de lui que j'allais lire, et j'ai choisi celui-ci, pour sa gestion du temps sur une journée.

Hélas, je n'ai pas été aussi emballée que prévu. Je me suis un peu ennuyé dans ma lecture. Ce qui est étonnant, c'est que lorsque je parlais du roman autour de moi, les situations me faisaient mourir de rire, et tout devenait aussi extraordinaire que possible, mais pendant ma lecture... rien.

J'ai compris en lisant la préface (après, pour ne pas me spoiler) : l'auteur a choisi d'imiter le style de différents auteurs tout au long du roman, pour coller avec les réflexions universitaires de son héros (c'est cohérent, et, effectivement, il y a des passages très différents sans qu'on comprenne forcément pourquoi). Il m'a donc manqué les références initiales. Quand on fait "à la manière de", mais que le lecteur n'a pas en tête l'original, c'est un peu étrange...

Je pense que j'essayerai d'en lire un autre pour ne pas rester sur cette semi-déception (si vous êtes fans, n'hésitez pas à me donner le titre d'un autre roman de David Lodge à découvrir).

La série de la semaine

Grace et Frankie, Saison 7

Mon avis :

Ça y est, j'ai terminé cette série. Comme prévu, j'ai beaucoup pleuré, car l'évolution des personnages de quatre vingt ans ou plus n'amène pas un avenir très rigolo. J'ai été triste de les quitter, également, même si les intrigues commençaient à s’essouffler (j'ai une préférence pour les saisons 2 et 3, je crois).

Du côté des personnages secondaires (les enfants), je ne suis pas satisfaite de leur évolution (à part Bud).

Surlignez pour le spoiler :

Je voulais que Malory et Coyote finissent ensemble, c'était bien préparé dans les premières saisons, et la direction différente ne me satisfait pas. Je suis également déçue de l'évolution de Brianna, qui se retrouve célibataire sans emploi comme un espèce de redémarrage à zéro qui ne colle pas au personnage (là aussi, j'aurais voulu une évolution différente, notamment sur la question de la maternité : ici, on a un peu l'impression que le personnage qui ne veut pas d'enfant est puni... bon, sa sœur, qui en a 4, n'est pas mieux lotie).

Bref. J'aime beaucoup cette série, mais je lui mets quelques bémols.

Le film de la semaine


Migration, de Benjamin Renner et Guylo Homsy

Résumé :

La famille Colvert est en proie à un dilemme d’ordre domestique. Alors que Mack est totalement satisfait de patauger avec sa famille, paisiblement et définitivement, dans leur petite mare de la Nouvelle-Angleterre, sa femme Pam serait plus du genre à bousculer un peu cette routine pour montrer le reste du monde à ses enfants - Dax qui n’est déjà plus un caneton et sa petite sœur Gwen. Lorsqu’ils accueillent, le temps de leur halte, une famille de canards migrateurs, c’est l’occasion rêvée pour Pam de persuader Mack de les imiter et de se lancer dans un périple en famille : destination la Jamaïque, en passant par New York. Alors qu’ils s’envolent vers le soleil pour l’hiver, le plan si bien tracé des Colvert va vite battre de l’aile. Mais la tournure aussi chaotique et inattendue que vont prendre les évènements va les changer à jamais et leur apprendre beaucoup plus qu’ils ne l’auraient imaginé.
 

Mon avis :

Voilà un film que je voulais voir au cinéma, et que j'ai raté pour des raisons indépendantes de ma volonté (le temps, probablement). Du coup, maintenant qu'il est disponible sur Netflix, je peux rattraper ce retard !

Bon, je dois avouer que je suis un peu déçue. J'attendais vraiment un film génial, et c'est juste sympa. On a toute la grille de la structure en trois actes, mais c'est un peu scolaire sur les péripéties, un peu artificiel, pas assez organique. J'ai presque chronométré la bascule entre le "fun & games" et "le ventre de la baleine"...

Il y a de beaux moments aux enjeux forts (les ailes abîmées, par exemple) et j'ai aimé le "méchant" avec l'intrigue autour de ça, mais n'empêche que je vais le classer dans la catégorie "petit film sympa" sans le ranger dans mes films d'animation préférés.

Visuellement, c'est super, et l'humour fonctionne bien, il coche plein de bonnes cases, mais je ne crie pas au chef d’œuvre. 

Prochain rendez-vous

 

 

Je dédicace samedi 26 avril de 15h à 18h au Décitre Confluence !

30 octobre 2023

[Writer's Week] du 23 au 29 octobre 2023

 

 
 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

J'ai surtout avancé sur Jesus Clones, en version court-métrage (dossier, synopsis, bible de personnages, références), et donc, j'ai aussi dû visionner pas mal de choses (dont je vous reparle dans les séries de la semaine, par exemple).

C'est toujours un peu frustrant de travailler sans écrire, c'est à dire faire toute la préparation, les recherches etc, mais ça fait quand même partie du boulot !

 

En tout cas, j'ai terminé ce que je voulais, j'ai donc droit à un rythme plus cool, type vacances (ça tombe bien, mes proches sont justement en vacances !)

La série de la semaine


L'élu (The chosen one)
, de Everardo Gout et Leopoldo Gout (Netflix)

Résumé :

Un jeune garçon de 12 ans découvre soudain qu’il est la réincarnation de Jésus Christ. Il peut transformer l’eau en vin, faire à nouveau marcher les paralysés, et peut-être même ressusciter les morts ! Dans un conflit qui dure depuis des milliers d’années, comment va-t-il gérer cette destinée le condamnant à diriger le monde ?

Mon avis :

Visuellement, c'est une série très intéressante, et, pour mon travail sur Jesus Clones, forcément, j'étais curieuse ! C'est l'adaptation d'un roman graphique qui s'inscrit dans une trilogie "American Jesus", ce qui explique sans doute le twist final. Malheureusement, c'est ce twist-là qui m'a déçue, car il retourne tout le propos intéressant développé avant.

Bref, j'y ai trouvé des choses sympas, mais pas au point de vous recommander cette série.

Le livre de la semaine

L'écume des jours, Boris Vian

Résumé :

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…

Mon avis :

Régulièrement, je rattrape des classiques que je n'ai jamais lu. C'est le cas ici. Il était un peu inconcevable que l'autrice de "Rhizome" n'ait pas lu ce roman, où l'un des personnages se retrouve avec un nénuphar dans les poumons (oui, mon héros a aussi une plante dans les poumons, et je n'avais même pas la ref, comme quoi, les grands esprits, tout ça).

Je ne sais pas si j'ai aimé. J'ai été déstabilisée, c'est sûr ! Il y a beaucoup d'invention et de poésie, évidemment, mais le côté surréaliste (certains dialogues m'ont parfois fait penser à "la cantatrice chauve") est perturbant. En fait, c'est peut-être la question de la mort, qui me gêne, parce qu'elle est traitée à deux vitesses : d'un côté, des patineurs qui s'explosent contre un mur, et meurent aussitôt (les personnages s'en foutent complètement), même un gardien, tué par l'un des héros, ne fait pas lever un sourcil, et je ne parle pas du chef d'orchestre qui provoque un effet comique quand ses musiciens jouent plus fort pour couvrir le bruit de sa chute mortelle... et d'un autre, la maladie incurable qui fait entrer les héros dans une spirale terrible... 

Je suis curieuse de voir l'adaptation de Michel Gondry en film. Casse-gueule, c'est sûr, mais visuellement intéressant, donc ça m’intéresse de voir ce qui a été gardé ou pas.

Le film de la semaine

Le règne animal, de Thomas Cailley

Résumé :

Dans un monde en proie à une vague de mutations qui transforment peu à peu certains humains en animaux, François fait tout pour sauver sa femme, touchée par ce phénomène mystérieux. Alors que la région se peuple de créatures d'un nouveau genre, il embarque Émile, leur fils de 16 ans, dans une quête qui bouleversera à jamais leur existence. 

Mon avis :

Alors là, je dis oui ! Et même un très grand oui !

Quel film ! Quelle histoire ! C'est tout ce que j'aime : pas une grande fresque improbable où il faut sauver le monde, non, juste un focus sur une famille, avec ses failles, ce rapport père-fils si compliqué à l'adolescence, l’absence de la mère, le tout dans un univers si proche du notre par son intolérance à la différence... Très juste, tout le temps.

La partie "coming of age" du fils est merveilleusement bien traitée et, même si le sujet principal n'est pas le passage de l'adolescence à l'âge adulte, j'ai tout de même beaucoup apprécié ce thème.

Pas besoin de faire de la SF avec des millions d'effets spéciaux. Ici, tout est organique, les paysage sont magnifiques, et les images, d'une manière générale, parfaites.

Bref, je recommande chaudement, et je suis ravie de voir qu'il rencontre un succès mérité.

27 mars 2023

[Writer's week] du 20 au 26 mars 2023

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

Mars, c'est le gros mois où je me déplace pour les rencontres scolaires et salons, donc ce n'est pas celui où je travaille le plus sur mes romans... même si, cette semaine, j'ai un peu avancé dans l'avant-dernière relecture de La Cité du Savoir !

J'ai été un peu malade aussi, donc je me suis reposée (mais pas assez).

Et puis je suis repartie pour Essay et les communes alentours pour des rencontres scolaires autour de Mystère, Rhizome et l'Empire des Auras !



 

Un super salon avec des libraires au top, des bénévoles aux petits soins, des lecteurs et lectrices plein de curiosité, et le plaisir de retrouver ou rencontrer des collègues formidables !

 
 
Grève oblige, mon train retour a été annulé, et j'ai finalement dû rentrer plus tôt... mais j'avais prévenu les classes, donc normalement, pas trop de personnes déçues de ne pas me voir l'après-midi du samedi.
 
Pendant ce temps, à St Paul Trois Châteaux, ma sœur, Pauline Coste, présentait "Devine de quand je t'appelle ?" au prix Sésame, où le roman terminait deuxième ! Un bon week-end !

Le livre de la semaine


Le Monde de Llena, Fabien Clavel

Résumé :
Dans notre monde, un auteur entreprend l’écriture d’un roman de fantasy en s’inspirant de sa fille, Léna.
Dans ce roman, Le monde de Lléna, Fidnuit, un orphelin, est approché par des Dormants, des moines qui maîtrisent la magie du Dérêve. Ils lui ordonnent de rallier le Refuge de Lléna, leur déesse. Poursuivi par des créatures de cauchemar, Fidnuit s’enfonce dans une étrange forêt aux arbres inclinés…
Au même moment, la jeune Fadlune, perturbée par des rêves prémonitoires, apprend de l’uraus Timagro qu’elle aussi doit se rendre au Refuge de Lléna.
Bientôt, le déroulement du roman semble interférer avec la réalité et Léna est victime d’une étrange maladie qui la plonge dans un sommeil sans fin…

Mon avis :

Quelle bonne idée de se mettre en scène soi même en interférant dans le roman pour en expliquer la genèse et la construction au fur et à mesure et quelle excellente idée de porter les enjeux dans le monde réel !

Parce que, du coup, ce qui était une histoire de fantasy classique, prend un autre tournant et devient beaucoup plus intéressante.

J'ai beaucoup ri (mention spéciale à l'Oncle Uncarné) et j'ai versé mes petites larmes aussi, donc c'est validé !

En un sens, le pitch de l'histoire m'a évoqué une très vieille série que je regardais gamine, où un garçon dans le coma vivait une aventure mentale dans un monde de fantasy ("L'Odysée Fantastique" après recherches). J'aimerais beaucoup trouver un moyen de revoir ça !

Mais bien sûr, les deux histoires n'ont pas grand chose à voir, c'est plus une réminiscence !

J'ai été ravie de passer le week-end à discuter avec Fabien Clavel (de structure, mais pas que !), alors prolonger les échanges en découvrant ce roman était une suite logique !

Série de la semaine


 

How I met your father, de Isaac Aptaker et Elizabeth Berger (Disney+)

Pitch :

Sophie raconte à son fils l’histoire de sa rencontre avec son père. Un récit qui nous catapulte dans le New York d’aujourd’hui où Sophie et son groupe d'amis très unis - composé de Jesse, Charlie, Ellen, Valentina et Sid - sont en train de découvrir qui ils sont vraiment, ce qu’ils attendent de la vie et comment tomber amoureux à l'ère des applications de rencontres et des options quasi infinies.

Spin-off de "How I Met Your Mother" raconté d'un point de vue féminin, une mère, Sophie, évoquant comment elle a rencontré son époux.

Mon avis :

J'avais déjà parlé de la saison 1 ici et je disais "c'est pas grandiose, mais ça fait le job". Et bien, pour l'instant, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux !

Les personnages sont plus nuancés, mieux caractérisés, l'humour prend son rythme de croisière et, là où tout semblait un peu artificiel et appuyé en saison 1, ça y est, ça roule !

Je n'ai pas encore tout regardé, mais j'ai déjà pris beaucoup de plaisir, donc je vais continuer !

7 mars 2022

[Writer's Week] du 28 février au 6 mars 2022

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

La partie "écriture", ou plutôt "corrections" est consacrée à "Quelques gouttes de violet" : le texte était au passé, je le passe au présent... c'est plutôt minutieux et j'espère que ça va fonctionner !

J'ai aussi rencontré des élèves : mardi à Goncelin dans le cadre de "Jeunes en librairie" autour de plusieurs de mes romans (dont "L'Effet Ricochet", "Comment je suis devenue un robot" et l'anthologie "Renaissances").



Et vendredi, à La Ferté Bernard, avant le salon jeunesse du samedi : cette fois-ci, on a parlé de "Rhizome", "L'Empire des Auras" et "Comment je suis devenue un robot".

Mention spéciale à Martin pour ses cheveux aux couleurs de Rhizome !

J'ai aussi bien signé le samedi dans la foulée ! C'était chouette de passer du temps avec des collègues aussi ^^

Le Film de la semaine


Your name, de Makoto Shinkai (Netflix)

Résumé :

Mitsuha, adolescente coincée dans une famille traditionnelle, rêve de quitter ses montagnes natales pour découvrir la vie trépidante de Tokyo. Elle est loin d’imaginer pouvoir vivre l’aventure urbaine dans la peau de… Taki, un jeune lycéen vivant à Tokyo, occupé entre son petit boulot dans un restaurant italien et ses nombreux amis. À travers ses rêves, Mitsuha se voit littéralement propulsée dans la vie du jeune garçon au point qu’elle croit vivre la réalité... Tout bascule lorsqu’elle réalise que Taki rêve également d’une vie dans les montagnes, entouré d’une famille traditionnelle… dans la peau d’une jeune fille ! Une étrange relation s’installe entre leurs deux corps qu’ils accaparent mutuellement. Quel mystère se cache derrière ces rêves étranges qui unissent deux destinées que tout oppose et qui ne se sont jamais rencontrées ? 

Mon avis :

À cause de "Vendredi dans la peau de ma prof" (mais pas que), j'avais la curiosité de découvrir ce film d'échange de corps, tiré d'un manga... c'est extraordinairement bien !

Si beau ! Si intelligent !

On pleure, on sourit, on pleure...

Bref, je le conseille sans hésiter ! 

Le livre de la semaine

Les aventures de Tom Sawyer, Mark Twain

Résumé :

Comme tous les garçons de son âge, Tom Sawyer adore manquer l'école. Il préfère jouer aux pirates sur le Mississippi et faire les quatre cents coups avec son ami Huckleberry, le petit vagabond... Une nuit, lors d'une expédition dans le cimetière du village, Tom et Huck assistent à un crime abominable. Dès lors, ils n'ont plus qu'une idée en tête : retrouver l'assassin et s'emparer de son trésor. 

Mon avis :

Voilà un classique qu'il me fallait rattraper ! Pour tout dire, je ne connaissais de l'histoire que ce que la culture populaire (et le dessin animé) m'en avait donné... Et je me suis rendue compte que l'adaptation en animé avait été franchement fidèle, car j'ai retrouvé beaucoup de scènes qui m'ont évoqué des souvenirs visuels !

Le découpage est particulier (on s'intéresse à un sujet, puis on passe à un autre, avant de revenir au premier) donc ce n'est pas très linéaire, mais ça participe à l'impression de temps qui passe. Il faut aussi remettre dans le contexte de l'Histoire, notamment la place des noirs aux États-Unis à l'époque, l'esclavage, le rapport aux Indiens, et aux corrections physiques faites aux enfants... on ne le lit pas de la même manière aujourd'hui, c'est sûr !

Le costume de la semaine

Presque terminé !!!





Pas de série cette semaine !


 


7 avril 2021

Rencontres scolaires de mars (et début avril)

J'ai été peu présente sur le blog, forcément, j'étais en vadrouille ! 

 

Voilà quelques petits souvenirs des rencontres :


à Chassieu pour les Incos

    
à Fleury sur Andelle près de Rouen (Incos aussi)

 

à St Peray pour les Incos

 

à Angers pour le prix Libre 2 Lire

Vous pouvez également (re)voir le live réalisé dans l'une des médiathèques d'Angers (avec Nathalie Somers) : https://www.youtube.com/watch?v=NK2aOjTj3FU

à Lons le Saunier et St Amour (Incos)

 
à Privas, autour de Rhizome

à Montignac, Sarlat et Carsac

 

Là, c'était un report du salon de l'année dernière, et même si nous n'avons pas dédicacé, revoir et rencontrer quelques collègues qui se rendaient dans d'autres écoles et collèges a eu un petit goût de salon !

Vous retrouverez bien plus de photos sur mon Insta ! (au milieu des photos de mon chat et mes gâteaux).

13 juillet 2020

Lire pour demain : 4ème place pour Rhizome

Bon, Rhizome n'a pas remporté le prix "Lire pour demain" (il est arrivé 4ème, ce qui est déjà bien !).

J'ai tout de même eu la chance de pouvoir découvrir les travaux faits par des élèves autour du prix :






Un extrait de l'avis d'Emmy :
(...) mon livre coup de cœur de cette série a été le roman « Rhizome » de Nadia Coste. Enivrant et étonnant, ce livre futuriste a été la raison de mes nombreuses réflexions sur le sujet de la biodiversité et du futur de la flore.


Les hypothèses des élèves de Seconde Pro Menuiserie et 2nde Pro Agencement du Lycée des métiers Georges Lamarque à Rillieux (69) : http://www.maison-environnement.fr/wp-content/uploads/2020/06/Film-Rhizome.mp4
 C'est toujours intéressant de voir ce que dégage la couverture, qui est une promesse au lecteur... certains sont proches de la vérité, d'autres très loin, mais dans l'ensemble, c'est pas mal ^^

Bref, merci aux élèves qui ont participé, aux enseignants ainsi qu'aux documentalistes de la Maison de l'Environnement pour la gestion de tout ça (d'autant plus durant le covid).

12 juin 2020

Ma façon de m'engager

En ce moment, des sujets importants sont abordés dans l'actualité. 

Je ne suis pas trop du genre à étaler mes prises de position sur tel ou tel sujet, sur les réseaux sociaux. J'ai même souvent peur de "surfer sur l'actu" pour mettre en avant ses romans (par exemple, j'aurais été assez mal à l'aise de faire de la pub pour "Papa de Papier" lors de la journée internationale du droit des femmes, ou pour la journée contre la maltraitance infantile... même si les thèmes abordés par le roman sont liés à ces questions. Je trouve ça un peu indécent de ramener à moi. Et en même temps, je suis peut-être bête de penser ça. Après tout, c'est important d'en parler. Le tout est de ne pas tomber dans la récupération).

Ma façon de m'engager, c'est d'aborder les thèmes qui me touchent ou m'interpellent, dans mes romans, de manière à permettre aux enfants, aux ados, et aux adultes qui les lisent, de se poser des questions à leur tour. Se remettre en question. Ou peut-être se sentir moins seuls.

Je pourrais sans doute faire beaucoup plus... mais c'est ma réponse, en ce moment, compte tenu de ma vie actuelle et ma capacité à tout gérer. C'est déjà pas mal.

Donc, de quoi est-ce que je veux vous parler avec cet article un peu plus sérieux que d'habitude ? De deux sujets en particulier, que vous avez sans doute vu passer dans la presse, et sur les réseaux : le mois des fiertés, et la défense des personnes racisées (qui englobe le Black Lives Matter). 

Je suis une femme blanche, hétérosexuelle. Je ne suis pas la mieux placée pour traiter ces thèmes (et j'espère n'invisibiliser personne quand je le fais). Mais ces questions sont le reflet de notre société. Je vis dedans. Et je ne veux pas fermer les yeux sur celles et ceux qui traversent des difficultés que je ne connaitrais jamais. Si je peux me mettre dans la peau d'un garçon-fée, d'un vampire préhistorique ou d'un extraterrestre, je crois pouvoir aborder un personnage d'être humain, même s'il est très différent de moi. J'essaye d'être une alliée.

Alors ? Dans quels romans en particulier ?

Parlons d'abord de la question LGBTQ+ : je l'aborde parfois de façon très légère (mention de deux persos du même sexe en couple, par exemple), lorsque ce n'est pas au cœur de l’histoire. C'est important, cette petite touche, parce que c'est aussi le reflet de la société. En parler comme quelque chose de normal sans en faire des tonnes, pour moi, c'est montrer au lecteur que dans la vie, ben, c'est normal, en fait ! 

Mais dans deux romans en particulier, la question de l'homosexualité fait partie du thème principal : dans Jivana, l'héroïne ressent viscéralement une différence avec la norme de sa société. Elle ne veut pas faire d'enfant, on lui suggère que c'est parce qu'elle n'a pas trouvé le bon partenaire, mais elle sait bien que ce n'est pas ça (notez que ça aborde aussi la question des femmes cis qui ne veulent pas d'enfant malgré la pression de la société)... sans spoiler, le cœur de l'histoire aborde la question de l'Amour avec un grand A. Qui va au delà de la question reproductive (qui était un thème important des Fedeylins, et ça m'embêtait de laisser cet univers se fermer là-dessus).


Dans Sueurs Froides, c'est non seulement la question de l'homosexualité, mais également de l'homophobie dans le sport, qui est au démarrage de l'intrigue. À cause de clichés, le jeune Esteban, patineur artistique, est vu (et jugé) comme s'il était gay alors que ce n'est pas le cas, tandis qu'Hugo, hockeyeur, cache son homosexualité à ses coéquipiers de peur de leur réaction violente... Comment faire les bons choix pour assumer qui on est a un âge où le regard des autres peut être cruel ? Pas facile.



Et puisqu'il se trouve que Gulf Stream lance une opération pour le mois des Fiertés, je pense que c'est important de relayer (pour tout achat de Sueurs Froides ou d'un des romans proposés, 1 € sera reversé à l'association Le Refuge, qui aide les jeunes victimes d'homophobie ou de transphobie).

Pour en savoir plus : https://gulfstream.fr/le-mois-des-fiertes-chez-gulf-stream-editeur/


Maintenant, la question concernant la défense des personnes racisées.

Il y a bien sûr L'Empire des Auras, qui parle de racisme et de discrimination. Je décale le problème dans le futur, où on n'est plus jugé sur la couleur de sa peau, mais celle de son aura. Nous sommes dans le point de vue d'une héroïne "de la bonne couleur" qui a été éduquée avec des a-prioris (les rouges seraient tous des voleurs, menteurs, meurtriers potentiels...). C'est un monde où les petites vieilles changent de trottoir en serrant leur sac à main si elles scannent une personne qui ressort de la mauvaise couleur. On a peur de l'autre. On reste entre soi.
Mon héroïne remet en question la façon de penser de ses parents et découvre que la vie n'est pas aussi simple.
Il est question de manifestation pour ses droits. D’arrestations arbitraires. De torture aussi. De sacrifice. Ce roman nous parle de nous, maintenant.
Parfois, je me dis que je ne suis pas allée assez loin. Aucun policier de l'Empire des Auras ne bloque la gorge d'une personne à l'aura rouge jusqu'à la faire mourir. La réalité est pire que la fiction.

J'ai fait des rencontres scolaires autour de ce roman (il y a quelques années, maintenant), et les réactions des élèves étaient stupéfiantes. "Mais Madame, c'est terrible ! Ils sont jugés sur leur couleur !" est celle qui m'a le plus marquée. Ben, oui, les amis. C'est terrible. Les gens sont jugés sur leur couleur. Et pas seulement dans une dystopie. À nous d'agir.
On a eu des débats ("est-ce que Donald Trump a l'aura bleue ?") qui ont forcément fait réfléchir. J'espère que les lecteurs qui le découvrent aujourd'hui s'ouvriront aussi à la réflexion pour que la société évolue dans le bon sens.




Un autre roman dont je voulais vous parler, surtout pour illustrer la façon dont le monde de l'édition fonctionne, c'est le tome 6 de SpaceLeague (qui n'est plus disponible, je fais le maxi pour ressortir la série, promis).
Donc, SpaceLeague, c'est du foot avec des pouvoirs. OK. Foot = équipe = solidarité, chouettes valeurs d'entraide (en tout cas, si on revient à l'essentiel du sport et qu'on ne parle pas des enjeux financiers des clubs et des haines de supporters, bref). J'avais de nombreux personnages, tous différents physiquement (des petits, des grands, des gros, des maigres) de toutes origines. Ils avaient tous des caractéristiques un peu exagérées, façon dessin animé (cheveux longs jusqu'aux fesses ou carrément bleus...). L'un d'eux, Jean-Dominique, dit JD, est un grand noir avec une coupe afro et les dents du bonheur. Il me rappelle des gars croisés au lycée.
"On" (comprenez, certaines personnes lors du travail éditorial) a été un peu crispé sur ce personnage. "On" le trouvait trop cliché. "On" n'aimait pas le mot "noir" comme si c'était une insulte (spoiler : non). J'ai plaidé ma cause : des gamins noirs, j'en croise souvent en salon, et c'est toujours super triste de les voir regarder des couvertures où ils ne se reconnaissent pas. Et une coupe afro, perso, je trouve ça super beau. Bref, j'ai gardé JD. Mais au moment de représenter toute l'équipe sur la couverture...
Je vous laisse regarder. Vous le verrez, tout planqué, au bord. Il est là, mais caché. Ce n'est pas assumé.
C'est compliqué, hein ?



COMBO !

Pour finir, je vais vous parler de Rhizome.
Rhizome traite principalement d'écologie. Il évoque aussi la maladie, et symboliquement, comment on parle à son cancer. 

Mais, dans Rhizome, il y a aussi la question LGBTQ+ traitée de manière simple : Manuela (la petite amie de Jaro, celui qu'on voit en couverture) a deux papas (partant du principe que l'adoption pour les couples du même sexe est étonnamment beaucoup plus facile post-apo, quand il y a des gamins perdus à prendre en charge). Sa meilleure amie est une femme transgenre (c'est pas dit avec des gros sabots parce que ça n'aurait pas été naturel dans le texte, ça aurait un peu trop fait "hého, lecteur, regarde !" mais je pense que c'est tout de même assez explicite). Enfin, je viens de réaliser que c'était plus clair dans la version précédente, mais peut-être moins dans celle qui a été publiée (il faudrait que je vérifie)
Ah, et au cas où vous auriez vu passer les horreurs proférées par J.K. Rowling à ce sujet, qu'on soit clairs : une femme trans est une femme. Point. Il y a des gens qui doivent travailler sur leurs peurs infondées et laisser les autres vivre leur vie.

Et puis, vous n'aurez pas manqué de vous en apercevoir, mon héros est noir. C'est un choix pour la diversité assez faible en littérature jeunesse, c'est vrai, mais également parce que j'en avais besoin dans mon histoire (il était nécessaire que la famille du héros, au moins au niveau de ses grands-parents, ait des croyances animistes, ce qui n'est pas hyper européen, comme culture. Bref, son grand-père vient du Zimbabwe). 

Au moment de la couverture, la première proposition était très différente. On voyait bien le héros... mais aux rayons X ! Autant dire que ça invisibilisait complètement le personnage. Mon expérience liée à SpaceLeague m'a permis de défendre le fait qu'on devait absolument le voir. Heureusement, l'éditeur a bien compris l'aspect militant pour la diversité (qu'il n'avait pas spécialement vu car ce n'est pas le cœur de l'histoire) et nous avons eu cette magnifique couverture.

Petite anecdote de rencontres scolaires, un jour, j'ai vu deux classes à la suite, et la configuration du lieu faisait que je ne pouvais pas afficher mes différentes couvertures comme je le faisais d'habitude. Je montrais donc les couvertures au fur et à mesure de ma présentation des romans.
Quand j'ai présenté la couv de Rhizome au premier groupe, un élève a pouffé et lâché quelque chose du genre "Il a des grosses lèvres ! Pourquoi ?" (ce à quoi j'ai répondu qu'il était né comme ça, et que je le trouvais très beau, moi). Vous imaginez que j'étais un peu contrariée, avec cette impression de "il y a du boulot".
Lorsque j'ai présenté la couv au second groupe, une voix s'est élevée : "Oh ! On dirait moi !". Et, effectivement, le garçon qui avait parlé avait la même coupe de cheveux, le même nez, la même forme de visage...
Ça m'a fait vraiment plaisir d'avoir le retour direct de quelqu'un qui se reconnaissait. Et je me suis dit que je faisais tout ça au moins pour lui.


Maintenant, ma peur, c'est de dire (ou d'avoir dit dans un roman déjà publié) des bêtises. D'employer des thermes qui me semblent OK mais qui sont offensants. Alors les étapes de bêta-lectures sont cruciales pour vérifier que ma façon d'aborder certains thèmes ne disent pas l'inverse de ce que je voudrais. Je sais que je peux faire des erreurs. J'essaye au maximum que ce ne soit pas le cas. Et continuer à apprendre et à me remettre en question. Si jamais vous en découvrez, n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour que je le sache.

Je ne suis pas encore très bonne au niveau de l'écriture inclusive (je préfère "celles et ceux" à "celleux",  par exemple). J'essaye d'y être vigilante. 

Ah, et pour terminer sur la question du racisme, une anecdote qui date de mes vingt-ans, bien avant ma première publication : on ma suggéré de masquer mon prénom sur mon CV si je voulais trouver du travail. Mettre mon deuxième prénom qui sonne "plus français". Ma photo.
J'avais souvent eu à justifier mon prénom, dans mon enfance (on me demandait mon origine au moins une fois par semaine), mais avec le coup du CV, j'ai entraperçu un tout petit bout du problème.
Je ne peux pas dire que je comprends ce que vivent les personnes racisées. Mais ce petit détail était comme un glaçon qui m'a fait prendre conscience de l'iceberg dont j'ignorais l'existence.
Aujourd'hui, je sais qu'il est là. Et j'essaye de faire de mon mieux pour ne pas être une partie du problème.
Cette anecdote date de l'an 2000. En 2020, hélas, il y a encore beaucoup à faire. Alors, essayons.