Affichage des articles dont le libellé est Papa de Papier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Papa de Papier. Afficher tous les articles

22 mai 2023

[Writer's Week] du 15 au 21 mai 2023

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

Entre deux jours fériés, j'ai surtout travaillé sur "Les Chevaliers de la Raclette", ce tome 7 qui ne s'appelle pas vraiment comme ça, puisqu'il est indépendant des 6 premiers, avec mon comparse Jean-Laurent Del Socorro. Après avoir fini le premier jet, ça a été relecture, débrief pour caler les corrections, et plan de bataille avec notre éditeur pour préparer tout ça.

Me reste une vague de corrections pour la semaine à venir.

À part ça, j'ai encore rencontré des classes (c'est bientôt la fin de mon marathon, mais je dois tenir encore un peu). À Vaulx-en-Velin autour de "Vendredi dans la peau de ma prof", "Ascenseur pour le futur", "Papa de Papier" et "Mystère".










Encore du super boulot des élèves, menés par des enseignants passionnés !

Le livre de la semaine


Thomas le Rimeur, Ellen Kushner

Résumé :

Thomas est un poète talentueux et insouciant, qui parcourt le monde au gré de ses envies. Mais quand il accepte le baiser de la Reine des Elfes, celle-ci l’emporte pendant sept années dans un pays aussi magique qu’inquiétant. Thomas devient alors le pion de la Reine, autant que de la partie qui l’oppose au Chasseur…

Ellen Kushner (À la pointe de l’épée) nous plonge dans l’univers poétique et celtique de Thomas le Rimeur, un roman qui lui a valu un World Fantasy Awards.

Mon avis :

Je ne suis qu'à la moitié du roman, mais je peux déjà dire que j'aime beaucoup. La façon de raconter l'histoire, en plusieurs temps et plusieurs points de vue, fonctionne très bien.

La dose de féérie est bien amenée et le style est vraiment intéressant (beau, poétique, ou amusant, selon les moments).

J'ai hâte de lire la suite (et la fin).

Le film de la semaine

 


Tic et Tac, les Rangers du Risque, de kiva Schaffer (Disney +)

Résumé :

De nos jours, Tic et Tac évoluent autant dans le monde de l’animation que dans celui des humains. Depuis la déprogrammation de la série dont ils étaient les héros, leurs vies ont pris des directions diamétralement opposées. Tic s’est reconverti en représentant en assurances et mène une existence ordinaire dans une banlieue résidentielle. À l’inverse, Tac a fait l’objet d’une opération médicale et se produit dans des galas et conventions empreints de nostalgie, où il tente vainement de retrouver sa gloire passée. Lorsqu’un de leur ancien partenaire d’aventure disparaît mystérieusement, Tic et Tac n’ont d’autre solution que de renouer avec leur amitié passée et de reprendre leurs chapeaux de détectives pour partir à son secours... 

Mon avis :

On est d'accord, je ne cherchais pas du grand cinéma avec ce film-là. Mais pour quelqu'un qui a grandi avec le dessin animé, quand j'étais petite, j'étais quand même curieuse de cette version 2022.

Il y a ce qu'on aime dans les films mélangeant toons et humains (comme "Qui veut la peau de Roger Rabbit"), plein de clins d'oeils, de références dans les coins, il faut regarder partout. C'est ce qui m'a fait le plus rire.

Après, l'histoire en elle-même tient la route (les gentils brouillés sont obligés de refaire équipe et, au cours de leur aventure et des dangers, ils finissent par faire la paix). La blague sur les méchants qui enlèvent des toons pour les faire tourner dans des films low-cost fonctionne.

Mais le lendemain, je ne me souvenais déjà plus vraiment de l'histoire. Vite oubliable. Ça fait le job pour une soirée en famille sans prise de tête.

Séries de la semaine

Format un peu différent, au lieu de vous parler d'une seule série, je fais des mini-vignettes sur celles en cours :


It's OK not to be OK (Netflix)

Je n'ai vu qu'un épisode, qui m'a mise plutôt mal à l'aise, donc je ne sais pas si je vais continuer (malgré les bons conseils autour de moi).

Glee (Disney +)

Je continue le (re)visionnage pour montrer cette série à ma fille. On vient de finir la saison 4. À part la question de la transidentité (que je trouve plutôt mal traitée avec le recul), on sent que la série s'essouffle peu à peu. Point bonus pour l'épisode avec la question des armes à feu aux US quand même.


 
Les voyageurs du temps (Netflix)
 
Je vous en parlais dans une précédente Writer's Week et je viens de terminer la saison 1 : je confirme que j'aime beaucoup. La partie "un truc à résoudre par épisode" est terminée, maintenant on est vraiment entrés dans un rythme feuilletonnant (ce que je préfère) et on se demande vraiment comment tout ça va tourner. Big up pour le personnage de David, qu'on aime d'amour.

10 avril 2023

[Writer's Week] du 3 au 9 avril 2023

 

Sur quoi j'ai travaillé cette semaine ?

Après mon mois de mars très intensif en rencontres, j'étais plutôt fatiguée... mais le marathon n'est pas tout à fait terminé !

J'ai rencontré deux classes de 6e à Annonay autour de plusieurs de mes romans. J'ai même eu un petit jeu de piste avec des objets inspirés de mes livres !

un pain au chocolat pour "Ascenseur pour le futur"

Une gourde pour "Vendredi dans la peau de ma prof"

clin d'oeil à "Mystère"

"Ma Pire semaine de vacances" !

Un rat géant ?

"Papa de Papier" !

"Mystère"

Une vache qui est tombée !

"Papa de Papier"

À part ça, j'ai avancé sur le projet d'essai sur l'écriture avec mes Wonderfriends, et j'ai aussi fait un peu de bêta-lecture et quelques ultimes validations pour La Cité du Savoir...

Vivement les vacances !

La série de la semaine

 

Mes premières fois (Never Have I Ever) de Mindy Kaling et Lang Fisher (Netflix)

Pitch :

Le quotidien pas toujours facile de Devi, une lycéenne américaine d'origine indienne.

Mon avis :

Je vais déjà compléter le pitch allociné un peu light : Après la mort de son père, Devi doit gérer ses émotions et ses coups de sang, dans une série commentée par John McEnroe.

Franchement, j'adore ! Je suis à fond ! J'ai déjà vu la saison 1 et presque toute la saison 2. C'est hyper frais, très juste, fun et en même temps beaucoup plus profond que ça en a l'air... Les personnages sont attachants et bien développés (Big Up au casting avec presque que des filles ! Il y a un côté girl power merveilleux).

Je viens de découvrir que la série a été renouvelée pour une saison 4, et je suis déjà triste à l'idée d'attendre la suite (alors qu'il me reste encore une saison et demi à découvrir !).

Le gâteau de la semaine

Pas de film, ni de roman cette semaine, par contre, un gros gâteau : un Molly-Cake au thé Matcha (sans gluten of course), avec une garniture de fraises et de crème diplomate.

J'ai aussi tempéré du chocolat pour faire un nid, et ça ne rend pas si mal !



Je suis ravie d'avoir réussi la crème diplomate (la dernière fois que j'en avais fait une, c'était plus que moyen). Avec du recul, j'aurais préféré plus de garniture, mais le choix du Molly cake est bon, car très moelleux et moins dense qu'il n'y paraît.

Le thé Matcha parfume bien (même si je pensais que le gâteau serait plus vert après cuisson).

On passera sur mon premier essai qui a dégouliné façon blob dans mon four !

19 juin 2021

Rosières : dernière rencontre de l'année scolaire !

Une grosse année de rencontres scolaires se termine pour moi avec ces deux belles rencontres à la bibliothèque de Rosières (43).


Les classes de CM1/CM2 avaient lu Les Yeux de l'aigle, Ascenseur pour le futur, Papa de Papier et Ma Pire Semaine de Vacances... et même quelques autres plus les dévoreurs de romans !





 

Leur enthousiasme, leurs questions et leur écoute m'a donné beaucoup d'énergie ! Assez pour tenir tout l'été sans parler de mes romans parus ou à paraître...


Merci à toutes les classes rencontrées cette année, et à toutes les équipes des enseignants et médiathèques qui gèrent l'organisation de ma venue en amont !

17 juin 2021

Le Prix Epoque à Caen

Fin mai, je suis partie pour une semaine de rencontres scolaires autour de "Papa de Papier" dans le cadre du Prix Époque ! 

La sélection 2020 avait été reportée (ce qui est bien cool) et, finalement, les élèves n'ont pas voté (donc tout le monde a gagné !).

 

J'ai eu le plaisir de découvrir cette belle ville...



Et d'apprécier le travail des élèves (qui avaient, pour certains, écrit des récits inspirés de mon roman, qu'ils m'ont lu avec un peu de mise en scène : whaou, bravo !)










Et, pour avoir un peu l'impression d'être en salon, les auteurs et autrices du prix ont été rassemblés pour échanger sur nos rapports aux rencontres scolaires... Si vous voulez voir ça, hop, c'est dispo sur YouTube !

 


 

 

12 juin 2020

Ma façon de m'engager

En ce moment, des sujets importants sont abordés dans l'actualité. 

Je ne suis pas trop du genre à étaler mes prises de position sur tel ou tel sujet, sur les réseaux sociaux. J'ai même souvent peur de "surfer sur l'actu" pour mettre en avant ses romans (par exemple, j'aurais été assez mal à l'aise de faire de la pub pour "Papa de Papier" lors de la journée internationale du droit des femmes, ou pour la journée contre la maltraitance infantile... même si les thèmes abordés par le roman sont liés à ces questions. Je trouve ça un peu indécent de ramener à moi. Et en même temps, je suis peut-être bête de penser ça. Après tout, c'est important d'en parler. Le tout est de ne pas tomber dans la récupération).

Ma façon de m'engager, c'est d'aborder les thèmes qui me touchent ou m'interpellent, dans mes romans, de manière à permettre aux enfants, aux ados, et aux adultes qui les lisent, de se poser des questions à leur tour. Se remettre en question. Ou peut-être se sentir moins seuls.

Je pourrais sans doute faire beaucoup plus... mais c'est ma réponse, en ce moment, compte tenu de ma vie actuelle et ma capacité à tout gérer. C'est déjà pas mal.

Donc, de quoi est-ce que je veux vous parler avec cet article un peu plus sérieux que d'habitude ? De deux sujets en particulier, que vous avez sans doute vu passer dans la presse, et sur les réseaux : le mois des fiertés, et la défense des personnes racisées (qui englobe le Black Lives Matter). 

Je suis une femme blanche, hétérosexuelle. Je ne suis pas la mieux placée pour traiter ces thèmes (et j'espère n'invisibiliser personne quand je le fais). Mais ces questions sont le reflet de notre société. Je vis dedans. Et je ne veux pas fermer les yeux sur celles et ceux qui traversent des difficultés que je ne connaitrais jamais. Si je peux me mettre dans la peau d'un garçon-fée, d'un vampire préhistorique ou d'un extraterrestre, je crois pouvoir aborder un personnage d'être humain, même s'il est très différent de moi. J'essaye d'être une alliée.

Alors ? Dans quels romans en particulier ?

Parlons d'abord de la question LGBTQ+ : je l'aborde parfois de façon très légère (mention de deux persos du même sexe en couple, par exemple), lorsque ce n'est pas au cœur de l’histoire. C'est important, cette petite touche, parce que c'est aussi le reflet de la société. En parler comme quelque chose de normal sans en faire des tonnes, pour moi, c'est montrer au lecteur que dans la vie, ben, c'est normal, en fait ! 

Mais dans deux romans en particulier, la question de l'homosexualité fait partie du thème principal : dans Jivana, l'héroïne ressent viscéralement une différence avec la norme de sa société. Elle ne veut pas faire d'enfant, on lui suggère que c'est parce qu'elle n'a pas trouvé le bon partenaire, mais elle sait bien que ce n'est pas ça (notez que ça aborde aussi la question des femmes cis qui ne veulent pas d'enfant malgré la pression de la société)... sans spoiler, le cœur de l'histoire aborde la question de l'Amour avec un grand A. Qui va au delà de la question reproductive (qui était un thème important des Fedeylins, et ça m'embêtait de laisser cet univers se fermer là-dessus).


Dans Sueurs Froides, c'est non seulement la question de l'homosexualité, mais également de l'homophobie dans le sport, qui est au démarrage de l'intrigue. À cause de clichés, le jeune Esteban, patineur artistique, est vu (et jugé) comme s'il était gay alors que ce n'est pas le cas, tandis qu'Hugo, hockeyeur, cache son homosexualité à ses coéquipiers de peur de leur réaction violente... Comment faire les bons choix pour assumer qui on est a un âge où le regard des autres peut être cruel ? Pas facile.



Et puisqu'il se trouve que Gulf Stream lance une opération pour le mois des Fiertés, je pense que c'est important de relayer (pour tout achat de Sueurs Froides ou d'un des romans proposés, 1 € sera reversé à l'association Le Refuge, qui aide les jeunes victimes d'homophobie ou de transphobie).

Pour en savoir plus : https://gulfstream.fr/le-mois-des-fiertes-chez-gulf-stream-editeur/


Maintenant, la question concernant la défense des personnes racisées.

Il y a bien sûr L'Empire des Auras, qui parle de racisme et de discrimination. Je décale le problème dans le futur, où on n'est plus jugé sur la couleur de sa peau, mais celle de son aura. Nous sommes dans le point de vue d'une héroïne "de la bonne couleur" qui a été éduquée avec des a-prioris (les rouges seraient tous des voleurs, menteurs, meurtriers potentiels...). C'est un monde où les petites vieilles changent de trottoir en serrant leur sac à main si elles scannent une personne qui ressort de la mauvaise couleur. On a peur de l'autre. On reste entre soi.
Mon héroïne remet en question la façon de penser de ses parents et découvre que la vie n'est pas aussi simple.
Il est question de manifestation pour ses droits. D’arrestations arbitraires. De torture aussi. De sacrifice. Ce roman nous parle de nous, maintenant.
Parfois, je me dis que je ne suis pas allée assez loin. Aucun policier de l'Empire des Auras ne bloque la gorge d'une personne à l'aura rouge jusqu'à la faire mourir. La réalité est pire que la fiction.

J'ai fait des rencontres scolaires autour de ce roman (il y a quelques années, maintenant), et les réactions des élèves étaient stupéfiantes. "Mais Madame, c'est terrible ! Ils sont jugés sur leur couleur !" est celle qui m'a le plus marquée. Ben, oui, les amis. C'est terrible. Les gens sont jugés sur leur couleur. Et pas seulement dans une dystopie. À nous d'agir.
On a eu des débats ("est-ce que Donald Trump a l'aura bleue ?") qui ont forcément fait réfléchir. J'espère que les lecteurs qui le découvrent aujourd'hui s'ouvriront aussi à la réflexion pour que la société évolue dans le bon sens.




Un autre roman dont je voulais vous parler, surtout pour illustrer la façon dont le monde de l'édition fonctionne, c'est le tome 6 de SpaceLeague (qui n'est plus disponible, je fais le maxi pour ressortir la série, promis).
Donc, SpaceLeague, c'est du foot avec des pouvoirs. OK. Foot = équipe = solidarité, chouettes valeurs d'entraide (en tout cas, si on revient à l'essentiel du sport et qu'on ne parle pas des enjeux financiers des clubs et des haines de supporters, bref). J'avais de nombreux personnages, tous différents physiquement (des petits, des grands, des gros, des maigres) de toutes origines. Ils avaient tous des caractéristiques un peu exagérées, façon dessin animé (cheveux longs jusqu'aux fesses ou carrément bleus...). L'un d'eux, Jean-Dominique, dit JD, est un grand noir avec une coupe afro et les dents du bonheur. Il me rappelle des gars croisés au lycée.
"On" (comprenez, certaines personnes lors du travail éditorial) a été un peu crispé sur ce personnage. "On" le trouvait trop cliché. "On" n'aimait pas le mot "noir" comme si c'était une insulte (spoiler : non). J'ai plaidé ma cause : des gamins noirs, j'en croise souvent en salon, et c'est toujours super triste de les voir regarder des couvertures où ils ne se reconnaissent pas. Et une coupe afro, perso, je trouve ça super beau. Bref, j'ai gardé JD. Mais au moment de représenter toute l'équipe sur la couverture...
Je vous laisse regarder. Vous le verrez, tout planqué, au bord. Il est là, mais caché. Ce n'est pas assumé.
C'est compliqué, hein ?



COMBO !

Pour finir, je vais vous parler de Rhizome.
Rhizome traite principalement d'écologie. Il évoque aussi la maladie, et symboliquement, comment on parle à son cancer. 

Mais, dans Rhizome, il y a aussi la question LGBTQ+ traitée de manière simple : Manuela (la petite amie de Jaro, celui qu'on voit en couverture) a deux papas (partant du principe que l'adoption pour les couples du même sexe est étonnamment beaucoup plus facile post-apo, quand il y a des gamins perdus à prendre en charge). Sa meilleure amie est une femme transgenre (c'est pas dit avec des gros sabots parce que ça n'aurait pas été naturel dans le texte, ça aurait un peu trop fait "hého, lecteur, regarde !" mais je pense que c'est tout de même assez explicite). Enfin, je viens de réaliser que c'était plus clair dans la version précédente, mais peut-être moins dans celle qui a été publiée (il faudrait que je vérifie)
Ah, et au cas où vous auriez vu passer les horreurs proférées par J.K. Rowling à ce sujet, qu'on soit clairs : une femme trans est une femme. Point. Il y a des gens qui doivent travailler sur leurs peurs infondées et laisser les autres vivre leur vie.

Et puis, vous n'aurez pas manqué de vous en apercevoir, mon héros est noir. C'est un choix pour la diversité assez faible en littérature jeunesse, c'est vrai, mais également parce que j'en avais besoin dans mon histoire (il était nécessaire que la famille du héros, au moins au niveau de ses grands-parents, ait des croyances animistes, ce qui n'est pas hyper européen, comme culture. Bref, son grand-père vient du Zimbabwe). 

Au moment de la couverture, la première proposition était très différente. On voyait bien le héros... mais aux rayons X ! Autant dire que ça invisibilisait complètement le personnage. Mon expérience liée à SpaceLeague m'a permis de défendre le fait qu'on devait absolument le voir. Heureusement, l'éditeur a bien compris l'aspect militant pour la diversité (qu'il n'avait pas spécialement vu car ce n'est pas le cœur de l'histoire) et nous avons eu cette magnifique couverture.

Petite anecdote de rencontres scolaires, un jour, j'ai vu deux classes à la suite, et la configuration du lieu faisait que je ne pouvais pas afficher mes différentes couvertures comme je le faisais d'habitude. Je montrais donc les couvertures au fur et à mesure de ma présentation des romans.
Quand j'ai présenté la couv de Rhizome au premier groupe, un élève a pouffé et lâché quelque chose du genre "Il a des grosses lèvres ! Pourquoi ?" (ce à quoi j'ai répondu qu'il était né comme ça, et que je le trouvais très beau, moi). Vous imaginez que j'étais un peu contrariée, avec cette impression de "il y a du boulot".
Lorsque j'ai présenté la couv au second groupe, une voix s'est élevée : "Oh ! On dirait moi !". Et, effectivement, le garçon qui avait parlé avait la même coupe de cheveux, le même nez, la même forme de visage...
Ça m'a fait vraiment plaisir d'avoir le retour direct de quelqu'un qui se reconnaissait. Et je me suis dit que je faisais tout ça au moins pour lui.


Maintenant, ma peur, c'est de dire (ou d'avoir dit dans un roman déjà publié) des bêtises. D'employer des thermes qui me semblent OK mais qui sont offensants. Alors les étapes de bêta-lectures sont cruciales pour vérifier que ma façon d'aborder certains thèmes ne disent pas l'inverse de ce que je voudrais. Je sais que je peux faire des erreurs. J'essaye au maximum que ce ne soit pas le cas. Et continuer à apprendre et à me remettre en question. Si jamais vous en découvrez, n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour que je le sache.

Je ne suis pas encore très bonne au niveau de l'écriture inclusive (je préfère "celles et ceux" à "celleux",  par exemple). J'essaye d'y être vigilante. 

Ah, et pour terminer sur la question du racisme, une anecdote qui date de mes vingt-ans, bien avant ma première publication : on ma suggéré de masquer mon prénom sur mon CV si je voulais trouver du travail. Mettre mon deuxième prénom qui sonne "plus français". Ma photo.
J'avais souvent eu à justifier mon prénom, dans mon enfance (on me demandait mon origine au moins une fois par semaine), mais avec le coup du CV, j'ai entraperçu un tout petit bout du problème.
Je ne peux pas dire que je comprends ce que vivent les personnes racisées. Mais ce petit détail était comme un glaçon qui m'a fait prendre conscience de l'iceberg dont j'ignorais l'existence.
Aujourd'hui, je sais qu'il est là. Et j'essaye de faire de mon mieux pour ne pas être une partie du problème.
Cette anecdote date de l'an 2000. En 2020, hélas, il y a encore beaucoup à faire. Alors, essayons.

13 décembre 2019

Bilan 2019

D'habitude, je me fixe toujours des objectifs en début d'année (ce qui est super pratique pour faire le bilan en fin d'année, il me suffit de reprendre point par point et voir si ça a fonctionné comme je voulais, ou pas), mais je ne l'ai pas fait début 2019 (surtout parce que je m'étais lancée dans les conseils, 1 par jour, donc pas de place pour plus de blog. Et en février, ce n'était plus le moment des objectifs !).

On va faire sans !!!

Côté lecture : si j'ai bien compté, j'ai lu 35 bouquins cette année (un peu plus parce que je ne compte pas tous les mangas que je n'ai pas chroniqué ici, même vite fait). Un score honorable, je trouve, compte tenu du fait que je ne lis plus dans les transports en commun, comme avant (ce qui me permettait de faire descendre ma PAL d'un livre par semaine...). Aujourd'hui, j'ai encore du mal à trouver le temps de lire en journée, et je fais plutôt des "cures" entre l'écriture de deux bouquins, en vacances, ou dans les transports pour me rendre aux rencontres scolaires et salons.

Côté blog : Plus d'une centaine de messages cette année ! Whaou ! C'est sûr que les "30 conseils" de janvier ont donné une bonne dynamique et que même s'il n'a pas été tout le temps à jour, je ne l'ai pas laissé tomber !

Côté Cosplay : Une grosse année ! Deux costumes pour Casse-Noisette (concours de la Clermont Geek Convention du mois de mars), Elastigirl en juillet à la Japan Touch (avec des ajustements sur le costume de Violette porté par MaGrande), trois costumes pour Les Légendaires en septembre, et, pour Halloween, un costume de Mimi Geignarde bricolé pour la Tchoupette, et une adaptation de Cthulhu pour MaGrande... J'envisage d'ouvrir un Instagram dédié à cette activité pour ne pas tout mélanger avec l'écriture.

Côté perso : 2019, c'était l'année des voyages ! (Les Maldives en février, la Tunisie cet été, et Londres arrive pour les fêtes...), une belle façon de fêter mes 40 ans ! Mais je sais déjà que ce ne sera pas comme ça tous les ans !



Côté romans, parce que c'est quand même pour ça qu'on est là :

* La sortie de "Comment je suis devenue un robot" en mars 2019 s'est bien passée, et, grâce à la mise en lumière de l'ARALL, j'ai vraiment eu l'impression de faire vivre ce roman et de prendre le temps de le défendre. Et il a déjà été sélectionné dans cinq prix littéraires ! Je suis vraiment très heureuse pour cette histoire !

* "La Cité du Savoir" : j'ai corrigé le texte après les bêta-lectures reçues, et j'ai soumis aux éditeurs. Pour l'instant, pas de "oui", mais des remarques pertinentes pour retravailler le texte, notamment sur le format (j'avais coupé en deux tomes et écrit le T1, mais il faudrait écrire le T2 et voir si, finalement, ça ne tiendrait pas en un seul). J'ai encore un peu de boulot, mais ce sera pour 2020 !

* "Sueurs Froides" : c'est l'une des bonnes surprises de l'année. Ce texte, que j'avais mis de côté sans trop savoir comment le corriger, a eu l'occasion de sortir de son tiroir, de se faire remanier, puis d'être accepté et travaillé avec les éditions Gulf Stream pour une sortie en mars 2020 ! L'avant-première à Montreuil a été une cerise sur un chouette gâteau, car j'ai déjà les retours des premiers lecteurs... je suis impatiente qu'il soit en librairie et que je puisse le défendre en salon !

* "Devine de quand je t'appelle ?" : le projet co-écrit avec ma sœur, Pauline. On a terminé le premier jet, corrigé, envoyé en bêta, re-corrigé et... il ne reste que quelques commentaires à intégrer pour l'envoyer à l'éditeur à qui je l'ai promis. Bon, il faut encore que ça lui plaise, mais c'est en bonne voie !

* SpaceLeague : j'ai enfin retroussé mes manches et remis les mains dans le cambouis. J'ai regroupé les trois premiers tomes pour en faire un seul volume, et je l'ai renvoyé à un gentil éditeur qui est en train de réfléchir (ça va être plus long que prévu pour avoir une réponse, à cause de contraintes extérieures, mais cette fois-ci, je ne lâche pas : je compte bien le proposer ailleurs ensuite si ça ne se fait pas avec celui-là).

* "Les chevaliers de la raclette" : on a bien travaillé, Jean-Laurent Del Socorro et moi ! Les deux tomes sortiront en février 2020 (on a encore les dernières corrections et le BAT à faire sur la fin de l'année... dernière ligne droite !). J'ai vu ce que va donner la couverture, j'ai hâte de vous montrer ça !

* "Passage-secret.com" : ça me démangeait depuis si longtemps de l'écrire, celui-là, que j'ai enfin craqué à l'automne ! Une petite histoire, vite écrite, vite bêta-lue, vite corrigée, qui est déjà partie chez une gentille éditrice... croisons les doigts ! Si c'est "oui", ce sera sans doute pour 2021.

* "30 conseils d'écriture" : ce qui était au départ des messages sur ce blog est devenu un e-book grâce à ActuSF ! Je n'y avais pas pensé, mais après tout, ça évitera qu'ils se perdent dans les méandres de blogger. Et puis, j'ai fait imprimer un flyer que je peux donner en salon quand on me demande des conseils pour écrire, donc c'est top ! Un bonus à cette année bien remplie !


C'est impressionnant ! Je ne me rendais pas compte moi-même de tout ça, en un an !

Et il faut ajouter la mise en place des ateliers "écriture et bêta-lecture" au collège, avec les 6ème/5ème (ça se passe bien, j'ai dit oui pour le deuxième semestre, malgré mon planning bien chargé en rencontres scolaires et salons).

En 2019, il y a eu de nombreuses nominations à des prix pour mes romans (notamment Papa de Papier et Rhizome, en plus de Comment je suis devenue un robot), avec les rencontres scolaires qui vont avec (ou qui se programment pour 2020). Je vais citer au moins le Prix Renaudot des Benjamins, parce que bon, hein, c'est pas tous les jours. On sait qu'il y a toujours un décalage entre la sortie et les éventuelles nominations aux prix (le temps que les comités de sélection lisent), du coup, je suis ravie de prolonger la vie de mes romans sur plusieurs années !

Pfiou, ce bilan est bien trop long (je fais trop de choses). Et j'imagine déjà mon article sur mes objectifs 2020... ça ne promet pas d'être plus calme !

22 novembre 2019

SLPJ Montreuil 2019

Retrouvez-moi à Montreuil ! 


Et n'oubliez pas la possibilité de vous faire dédicacer "Jivana" même si vous ne pouvez pas vous déplacer ! (voir post précédent).